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 Horizons [E]

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Lizzie Weir

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MessageSujet: Horizons [E]   Sam 10 Juin - 20:27

Titre : Horizons
Auteur : Lizzie
Genre : Action, drame, psychologie, romance ect...
Type : Fanfiction Longue
Ship : McWeir, ShWeir, Teylnon...
FRIENDship : McShep, Sheyla...
Disclaimer : Je ne touche pas d'argent en écrivant, je mourrai pauvre...et sans que les personnages ne m'aient jamais appartenu
Personnages : Expédition Atlantis, + deux, trois gus qui traînent.
Note : Certains scènes pourront choquer les plus sensibles et les plus classiques



La porte de l’auberge s’ouvrit sur un quatuor d’étrangers. Tous les visages se tournèrent alors vers ce groupe étrangement habillé. Un premier homme esquissa un pas pour entrer, il fut suivit de trois autres personnes. L’ambiance qui voltigeait il y avait à peine quelques secondes s’effondra. Personne ne pouvaient détacher son regard des étrangers. L’homme qui était entré en premier leva une main en guise de paix, de reconnaissance et de tout un rituel de significations. On entendit les mouches voler. A son comptoir, l’aubergiste se décida à servir un client et l’ambiance revint, les musiciens planqués dans un coin se remirent à jouer, les serveuses continuèrent leur slalom entre les tables essayant d’éviter un maximum de mains baladeuses. Le vacarme revint, plus assourdissant et insupportable que jamais. L’étranger regarda ses coéquipiers et décida de s’installer à une table où ils restaient quatre petites places. Le reste de l’auberge était plein à craquer. Malheureusement pour eux, un homme d’une cinquantaine d’années y était également installé. Oh bien sûr, il ne leur dit rien mais les langues allaient bientôt se délier, du moins, c'était ce que l'équipe du Colonel Sheppard espérait.
Teyla posa donc son arme sur la table et s’assit au contraire de Ronon qui préféra balancer l’arme devant l’inconnu pour lui montrer son agressivité. John ne manqua pas de le foudroyer du regard alors que Rodney s’affalait sur une chaise branlante qui avait l’air de supporter son poids…du moins pour l’instant. Sheppard, tout comme Ronon, ne perdit pas du temps à s’asseoir, il fouilla dans son équipement et sortit une photo qu’il fourra devant le nez du vieil homme. Ce dernier se mit à ricaner. Réaction à laquelle John ne manqua pas de répliquer, il attrapa l’inconnu à la gorge et l’envoya valser deux mètres plus loin. Rodney sursauta et finit par se lever, imité de Teyla qui reprit son arme. L’auberge redevint à nouveau calme et toutes les personnes présentes regardaient avec une méfiance non dissimulée les étrangers qui avaient pénétré dans leur clos. Le Colonel voulut s’avancer pour davantage régler le compte du vieux mais Teyla l’attrapa par les épaules, le suppliant de se calmer car ils ne gagneraient rien à tuer un homme qui à l’évidence ne savait rien. Rodney commençait déjà à reculer vers la sortie et Dex se préparait à tirer sur un homme qui avait sorti un couteau. Ce fut dans cette ambiance tendue que nos héros battirent en retraite.
*
La Portes Des Etoiles d’Atlantis s’ouvrit discrètement comme à son habitude. Le code fut reçu et identifié, l’équipe du Colonel Sheppard arriva donc dans la salle d’embarcation où le Major Lorne et son équipe se préparaient à partir. Teyla lança un regard à John avant de quitter la salle, visiblement troublée. Ronon prit une direction opposée, talonné de Rodney qui venait de voir entrer Zelenka. John, quant à lui, s’approcha de Lorne et lui mit une main sur l’épaule en secouant la tête. Lorne baissa la tête en se mordant la lèvre, sa colère à peine cachée et sa frustration pouvant se ressentir à dix mètres à la ronde. Il releva alors brusquement le chef et riva son regard dans celui de John. Un regard lourd de reproches, Sheppard n’aurait pas du rentrer les mains vides. A sa place, Lorne ne serait pas rentré les mains vides. Le Colonel recula de quelques pas, murmura un bonne chance à peine audible et quitta la salle d’embarcation.
Sur le chemin qui le menait au balcon, il passa devant le bureau du Dr. Weir. Il s'arrêta en face de l'entrée, admirant les vitres. Pris d'un élan de frénésie, il y pénétra violemment en hurlant le nom de la dirigeante d'Atlantis. Après l'avoir hurlé au moins quatre fois, le silence retomba…le regard magnifique du Colonel glissa sur le bureau, alors vide, tout était en place. La lumière du soleil baignait cet endroit empli de souvenir. John essaya de réguler son pouls, il devait se calmer, Elizabeth n’aurait pas aimé le voir tout cassé. Il s’avança doucement, parcourant les quelques mètres qui le séparaient du bureau en question. Il posa d’abord une main dessus puis s’y assit en soupirant. Il avait l’habitude faire ça à la fin de chaque mission pour lui parler. Parfois de rien , parfois de tout mais jamais de ces sentiments, jamais de ce qu’il ressentait, que ce fut de la peur, de la surprise ou de l’amour. Il savait pertinemment que cela la déstabilisait, elle aimait comprendre les gens, elle aimait définir leur personnalité pour pouvoir se comporter comme il se fallait. Seulement, elle ne connaissait pas les sentiments de John, donc avec lui, elle était toujours naturelle. En échange, de ce manque de partage émotif, elle lui donnait toute l’affection qu’il était possible de montrer en public et convenablement.
Après quelques minutes, il descendit doucement du bureau, le regard dans le vide, le cœur lacéré par un sentiment d‘incompréhension. Il se sentait étonnement faible et furieux contre le monde entier. Il était contre ! Contre le fait qu’Elizabeth fît partie d’une équipe d’exploration ! Son rôle était de rester là, à l’abri…Sheppard savait que tant qu’Elizabeth restait sur Atlantis, il ne pouvait rien lui arriver. Mais Caldwell avait insisté, Rodney aussi avait insisté, espérant peut-être qu’elle viendrait dans leur équipe. Mais elle n’était pas venue dans leur équipe, sinon ce qui s’était passé ne serait jamais arrivé. Parce que si Elizabeth Weir avait intégré l’équipe de John Sheppard, ce dernier l’aurait protégé, et ils n’en seraient pas là à l’heure qu’il était. Weir, excitée à l’idée de bouger n’avait pas vu le danger venir, ni la ruse perfide de Steven Caldwell. Aujourd’hui, John faisait tout ce qui était en son pouvoir pour que le dirigeant du Dédale n’atteignît jamais son but, pour qu’il ne devînt le commandant d’Atlantis. Sheppard allait tenir bon.


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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Sam 10 Juin - 20:28

*
Rodney Mckay prenait un air maussade et tripotait un engin sans grande conviction. Personne n’avait le courage de l’embêter aujourd’hui, même pas le Lieutenant Cadman. Elle connaissait son chagrin et pouvait le mesurer. Elle passa à côté de lui, s’arrêta et lui mit une main amicale sur l’épaule pour lui redonner courage. Le scientifique leva lentement la tête vers elle, le visage disloqué par le chagrin et l’incompréhension…il essaya de gratifier la compassion de Laura par un sourire mais il n’y parvint pas. Il hocha juste doucement la tête et se replongea aveuglément sur l'engin qu'il étudiait vaguement. Il était en train de se noyer dans un océan de désespoir, il sombrait dans une tempête de chagrin, touchait les profondeurs du désarroi. Laura, à bout, n'eût plus la force de le tirer une nouvelle fois de cette morosité. Elle lâcha l’épaule du scientifique et partit, la mine sombre et le regard noir.
Le Docteur McKay se culpabilisait à mort, il voulait que cette dernière vînt le chercher pour ne plus jamais le ramener. C’était à cause de lui, si à cette heure-ci, Elizabeth ne vint pas, comme d’habitude, saluer son travail et prendre des nouvelles concernant les recherches. Parfois même, elle désirait des éclaircissements à propos de certains points obscurs que contenaient les rapports très scientifiques de Rodney. Il se faisait toujours un énorme plaisir de lui expliquer. D’ailleurs, il était toujours tellement plongé dans ses explications qu’il ne voyait jamais le sourire amusé et sincère que lui donnait Elizabeth. Il ne remarquait jamais, les yeux émeraudes de la diplomate qui le dévoraient d’un seul regard. Non, il était lui-même, il ne perdait pas ses moyens, il continuait, imperturbable à donner des explications qu’elle suivait. Et le fait qu’elle les suivît la rendait précieuse aux yeux de l’astrophysicien.
Il avait insisté pour qu’elle allât en mission. Il s’était rangé du côté de Caldwell et contre Sheppard. Il le regrettait amèrement. Il croyait qu’elle serait intégrée dans son équipe, quoi de plus officiel puisque c’était L’équipe de reconnaissance numéro une. Seulement, Steven s’était débrouillé pour qu’elle rejoignît l’équipe du Major Lorne, qui était classée juste après celle de John. Weir n’avait omis aucune objection, Lorne était précieux pour elle, elle pouvait mettre aveuglément sa vie entre les mains de ce militaire. Seulement, elle avait sur-estimé les capacités de protection de ce bon vieux Lorne et aujourd’hui, ils le regrettaient tous.
*
Teyla pleurait toutes les larmes de son corps, elle en versait encore et encore. Elle était assise par terre, appuyée contre l’un des mur du gymnase, ses bâtons de combats posés devant elle. Ronon était lui aussi adossé au mur, mais il était debout et gardait le silence. Il n’osait pas pencher la tête vers Teyla, respectant un chagrin qu’il partageait. Il n’y avait plus aucune chance pour que l’ambiance d’antan revînt. Ils y avaient tous perdu quelque chose. Emmagan fut secouée de sanglot toujours plus violents, elle s’étonnait d’être touchée à ce point. Ronon soupira et ferma les yeux un instant, c’était peine perdue. Voilà depuis deux semaines déjà…deux semaines de chagrin, de recherches désespérées, de pleurs, d’ambiances obscures, de complots…Deux semaines s’étaient, en effet, écoulées depuis la disparition d’Elizabeth Weir.

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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Sam 10 Juin - 20:29

Partie I : Nouvelle Création



Le savant fou cueillit une rose du jardin, il la coupa soigneusement avec un petit sécateur d’une précision mortelle. Quand une épine se planta dans son doigt, il eut un sourire corrompu devant la goutte de sang qui saluait la proximité de son règne à venir. Il porta les pétales parfaites à ses lèvres et lâcha un râle abject.
Ce savant fou était grand, d’une beauté mortelle et avait la trentaine. Ses yeux étaient bleus aciers, ses cheveux étaient noires, son corps avait la musculature parfaite. Cependant, un trait donnait au portrait un air de déjà vu. En fait, c’étaient plusieurs traits car au coin de ses yeux, ce savant fou avait des minuscules rides d’expression.
Après avoir parcouru un petit sentier qui traversait un jardin parfait, l’homme entra dans un immense bâtiment d’une architecture grandiose et céleste. Comparé à cet édifice, le premier d’un immense palais, Atlantis faisait bien piètre figure. Et c’était justement cette conclusion qui portait à réfléchir. Quel race aurait pu bâtir un tel chef d’œuvre sans qu’on le sût.
L’homme pénétrait désormais dans une immense pièce au plafond voûté et au nombre de fenêtres infini qui étaient disposées d’une telle façon que tous les rayons du soleil venaient se rejoindre au centre de la grande salle. Au centre de cette salle, et bien, un dormata siégeait ; pas un dormata comme ceux connus sur Atlantis. C’était un dormata façonné avec une grande précision et un goût artistique hors du commun. Son couvercle de verre fins portait plusieurs arabesques peintes en noires. Les autres parties du dormata étaient en marbre noir, des inscriptions d’un esthétique parfait figuraient gravé sur le socle qui semblait prendre racine dans le dallage noire de la pièce.
L’homme se trouvait à côté de ce dormata d’une beauté extraordinaire. Ils se pencha pour admirer une dernière fois sa création en état de stase. C’était une jeune adolescente, à la peau blanche, aux cheveux longs et noirs qui ondulaient parmi les pétales de roses sur lesquelles étaient allongée la jeune fille. Elle était bien évidemment nue, le savant fou aimait la nature. Il posa une main sur le couvercle de verre, les arabesques brillèrent d’une maléfique lueur rouge et le couvercle s’ouvrit horizontalement.
L’adolescente posa alors ses mains sur les rebords et redressa son torse, les yeux toujours fermés. Elle prit une première inspiration et consentit à dévoiler le monde qui l’entourait à sa vue. Elle fut effrayée en voyant cette immense salle, si sombre. La douce chaleur des rayons de lumière qui courraient sur son corps la calma et elle tourna la tête vers l’homme. La jeune fille parut se sentir en sécurité et murmura même :

« John ! C’est vous ! J’ai cru que…que m’est-il arrivé ? »
« Bonjour Kahlan. » répondit simplement l’homme.
« Colonel Sheppard ? Vous ne me reconnaissez pas ! C’est moi ! Elizabeth… » commença l’adolescente, elle prit brusquement conscience qu’elle était nue. Rougissant, elle cacha sa poitrine de ses mains et regarda l’homme d’une étrange façon :
« Détournez vos yeux Colonel ! »
« Je m’appelle Drefan, je suis ton père. Je suis ton créateur. Je suis ton maître. » répondit simplement l’homme en glissant son regard sur les parties intimes de l’adolescente. Cette dernière fut soufflée par le ton autoritaire et relâcha la pression qui entourait sa poitrine, elle s’appuya sur le dormata et chuchote :
« Vous ressemblez à un de mes hommes. »
« Tu t’appelle Kahlan Amnell, Tu viens d’une planète appelée D’Hara. Tu as dix sept ans. »
« Vous me retenez prisonnière ! Que m’avez-vous fait ? » s’exclama la jeune femme. L’homme fronça les sourcils, le physique avait changé, mais guère la mentalité. Il voulut s’éreinter tellement son erreur était inadmissible. Il s’approcha de sa création, cela le répugnait mais il allait devoir la faire souffrir. Il posa une main sur la poitrine de l’adolescente et l’autre main sur sa tempe. Une lumière rouge scintilla dans ses deux points et la jeune femme fut prise de convulsion. L’homme regardait droit devant lui, ne faisant guère attention au sang que sa proie crachait, aux hématomes qui naissaient sur la peau de la pauvre femme et enfin aux craquements d’os qui résonnaient parmi les hurlements de l’adolescente. Le savant fou parla, et bien qu’il n’haussait pas le ton, sa voix couvrait les hurlements et les craquements :
« Tu t’appelle Kahlan Amnell, tu viens d’une planète appelée D’Hara, tu as dix sept ans. »
La jeune fille continuait à hurler, ses os continuaient à se briser, son sang continuait à gicler et sa peau continuait à être battue. L’homme retira ses mains après avoir répéter mille fois la même phrase. La lumière rouge disparut et les rayons du soleil avaient péri pour donner naissance aux rayons de la lune. L’adolescente retomba lourdement dans le dormata, morte sous les coups et blessures que la thérapie de son créateur lui avait fait subir. Il tendit sa main et le couvercle vint recouvrir le dormata. Les arabesque brillèrent une nouvelle fois et le dormata fut scellé.
Drefan soupira, peu à habituée à ce genre de méthode, l’adolescente se soumettra après cette séance de torture. Il fit demi tour et retourna dehors.


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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Sam 10 Juin - 20:31

La nuit supportait les millions d'étoiles réfugiées dans le ciel. Drefan continua son chemin et arriva près d’un rosier. Il s’accroupit près de ce dernier et huma l’air à la façon d’un prédateur. Enfin, il leva ses yeux et lut les constellations écrites par sa race. Elles scintillaient de milles feux…pour saluer son règne.
Il se releva avec un sourire satisfait aux lèvres, le succès de son règne passait d’abord par cette célèbre cité, Atlantis. Il se passa la langue sur ses lèvres et retourna à l’intérieur de la bâtisse quand une pâle silhouette blanche apparut à ses côtés. Elle flottait dans l’air et paraissaient transparente. Drefan s’arrêta, intrigué par cette étrange visite, il regarda longuement la silhouette de la femme qui se tenait devant lui. Elle avait des cheveux courts et blond, ses yeux étaient d’un vert éblouissant et sa taille était fine. Elle fit un geste en direction du bâtiment qui renfermait le dormata :

« Je vous prie, libérez la. »
« On ne me donne pas d’ordre. » répondit simplement Drefan.
« Pas ma fille, choisissez quelqu’un d’autre, elle commençait tout juste à refaire une vie… »
« Je ne veux plus entendre tes histoires vieux spectre. Laisse-moi maintenant, ou je serai obligé de te congédier. »
« Elizabeth me manque tellement…je veux la protéger. » murmura le fantôme.
« Kahlan m’appartient désormais » sourit juste l’homme en levant une main sans appel. La silhouette pâle se disloqua dans une brume étrange, au bout de quelques secondes le silence revint. Drefan, content de lui, continua à marcher vers la salle du dormata.
Il y pénétra doucement dans la pièce, comme il avait l’habitude de le faire depuis bientôt deux semaines. Des bougies flottaient un peu partout dans les airs, des murmures s’élevèrent quand il marcha à travers la salle pour rejoindre le dormata. Elles se turent quand il l’eut atteint. Il posa son visage sur le verre avec un sourire de folie accroché aux lèvres. Il ne cessait de murmurer : « Ma Kahlan, je t’ai créée, jamais tu me décevras… » Après avoir embrasser le couvercle plusieurs fois, il se redressa et admira encore l’adolescente qui dormait. Une de ses mèches lui barrait le visage, il déplaça sa main sur le verre et la mèche de cheveux rebelle se remit en place, au milieu des pétales de roses rouges. Il leva encore sa main et les pétales se mirent à voltiger caressant le visage d’une jeune femme endormie et bien vivante. Il arrêta, les pétales rouges retombèrent légèrement sur le corps de la jouvencelle. Il ouvrit le couvercle avec une seule pensée.
L’adolescente bougea, se tortilla un peu et enfin s’étira les yeux fermés avec un sourire aux lèvres. Elle leva ses bras et déposa ses mains sur le rebord du dormata avant de se redresser et d’ouvrir les yeux. Elle tourna la tête et afficha un air neutre en voyant Drefan, elle voulut descendre mais le savant fou l’en empêcha d’un geste. Elle resta alors assise. Son mystérieux compagnon la fixa dans les yeux :

« Qui es-tu ? »
« Eliza…Kahlan Amnell, mon seigneur. » hésita un peu la concernée.
« Alors descend de ton tombeau et viens à moi. » ordonna doucement l’homme en lui tendant une main qu’elle prit avec un grand sourire. Elle réussit à descendre sans grand problème et fut debout, nue, devant lui. Drefan recula d’un pas pour l’admirer avant de demander abruptement :
« Qui suis-je ? »
« Vous êtes mon amant, mon mari, mon père, mon créateur, mon seigneur. » répondit Kahlan sans hésiter.
« Que me dois-tu ? Que te dois-je ? » continua Drefan, satisfait.
« La vie. La mort. » répondit impeccablement la jeune femme.
« Connais-tu la Terre ? » demanda une nouvelle fois Drefan en tournant le dos, sûr d’avoir la bonne réponse. Seulement :
« Oui…je suis née là-bas et… »
Le maître des lieux ne la laissa même pas finir, il finit brusquement volte face en la foudroyant du regard. Un bruit furtif se fit entendre, l’air se déchira et du sang gicla. L’avant bras de Kahlan tomba lourdement au sol, baignant ses alentours de sang . La jeune femme recula en grimaçant, ne pouvant tenir ce qui lui restait de son bras tellement le hémoglobine affluait. Drefan essuya une ou deux gouttes de sang qui avaient atterries sur son visage. Il la regarda une nouvelle fois :
« Connais-tu la Terre ? Connais-tu Elizabeth Weir ? Connais-tu l’expédition Atlantis ? »
« Non ! Non ! Je ne connais pas toutes ces choses-là »
« Parfait. Alors je vais te dicter ton devoir…mais d’abord retourne dans le dormata, que ton bras revienne. »

*
John admirait les étoiles scintillantes dans le ciel noir. Il était adossé à une charpente du balcon, il croyait sentir l’odeur d’Elizabeth mais ce n’était que la brise qui lui rendait l’effluve de l’océan. Il s’avança et s’accouda à la barrière, qui aurait cru qu’Elizabeth était si précieuse à ses yeux. Il serra la rambarde, quel idiot il faisait, il aurait du dire la vérité à la dirigeante d’Atlantis. Non, il avait été froid avec elle, quelques fois sympathique ou prévenant à son égard. Mais jamais, il n’avait su lui rendre tout ce qu’elle lui donnait. Il était perdu, seul à la tête d’Atlantis. Les portes s’ouvrirent, il ne prit pas la peine de se retourner, il reconnut immédiatement le souffle de Rodney qui s’approchait désormais. L’astrophysicien se plaça à côté de lui, ordinateur portable en main. John lâcha la rambarde d’une main sourit à son ami :
« Attention, votre bijou risquerait de tomber. »
« Oh non en fait ce n’est pas le mien, il est à Elizabeth. » répondit vaguement McKay.
« De quel droit vous vous l’approprier ! » s’exclama John, indigné.
« C’est bon. Je suis pas un rapace okay ? Seulement, Elizabeth travaillait sur plusieurs choses et la mission de son équipe était en rapport avec une de ses recherches alors je joue à Sherlock Holmes. » sortit rapidement et dans un seul souffle le scientifique.
« Je continue à penser que.. » commença le militaire.
« Oh son journal intime ! » s’exclama Rodney.
« Réellement ? Vous pouvez y accéder ? » demanda aussitôt Sheppard.
« Vous voyez, vous êtes aussi tordu que moi Colonel. » triompha Rodney.
« Oh ça va. Enquêtez si ca vous amuse. Lorne est rentré ? »
« Toujours pas. Vous savez, loyal comme il est…on est pas prêt de le revoir tant qu’il n’aura pas retrouver Elizabeth. » soupira McKay.
La radio de Sheppard grésilla soudainement. Il mit la main à son oreillette, écouta et sourit à McKay :

« Vous parlez trop vite ! Il revient à l’instant même ! Dépêchons-nous ! »
Le Colonel se précipita rapidement hors du balcon. Rodney renferma le portable, leva les yeux au ciel et soupira avec une pensée méprisante envers les militaires et leur délicatesse. Mais soudain une pensée le frappa…si Lorne était rentré ! Cela voulait dire qu’il avait retrouvé Elizabeth ! Il se précipita également, ordinateur sous le bras. Il parcourait les couloirs, respirant l’espoir et bousculant la joie. Elle était de retour, Elizabeth était de retour. Il voyait à peine Sheppard courir, il volait dans le ciel, il nageait dans l’océan, il courrait dans les champs. Il allait retrouver Weir. Il accéléra le pas et fut bientôt arrivé en salle de contrôle. Il traversa cette dernière et dévala les escaliers qui le menait en salle d’embarcation où la porte était ouverte.

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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Sam 10 Juin - 20:31

Sheppard s’arrêta devant les premiers hommes qui traversaient. Lorne fut le dernier à traverser et la porte se referma. Tous virent une silhouette grande et fine à ses côtés et tous furent soulagés de voir Elizabeth de retour. Mais hélas, un malheur perdurent toujours quand on croit qu’il est fini. Ce n’était pas Elizabeth Weir que Lorne avait ramené mais une autre femme. John se mit bien en face de Lorne et faillit lui cracher toute la rage qu’il éprouvait à cette instant. Il se calma et ordonna :
« Salle de briefing. »
*
Teyla n’arrivait pas à détacher son regard de l’inconnue. Elle avait la peau brune, ses yeux ressemblaient à deux diamants hors de prix. Ses longs cheveux châtains ondulaient sur ses épaules et sa robe bleue moulante abordait un décolleté vertigineux.
Ils étaient tous en salle de réunion et cette dernière n’avait pas commencé. On attendait que John parlât. Il n’arrivait pas à se décider, d’abord réprimander Lorne pour son échec ou bien s’occuper de la nouvelle arrivante. Il se tourna soudainement vers Lorne :

« Rapport Major. »
« Bien Mon Colonel. Nous sommes arrivés sur la planète où le Docteur Weir a été enlevée. A notre grand étonnement les habitants ne nous ont pas reconnu. Aucun d’eux ne voulaient nous parler, aucun sauf un vieil homme. Quand il s’approcha de nous, on lui montra la photo. Il nous conduisit à cette femme puis disparut. Les Wraiths arrivèrent et nous dûmes partirent. Nous espérions que cette femme nous apporterait plus de réponses. »
John hocha la tête cherchant à assimiler tous les détails comme avait l’habitude de le faire Elizabeth. Il se gratta la tempe de perplexité et se pencha vers l’inconnue qui était à ses côtés. Elle s’enfonça dans son siège, un peu apeurée. Sheppard lui fit un sourire ravageur :
« Quel est votre nom ? »
« Meredith Ney, je viens vous faire passer un message. » répondit la femme.
« Ney ? Il me semble connaître ce nom » demanda Teyla, brusquement touchée.
« Mon père était athosien. » répondit Meredith en souriant.
« Oui, la famille Ney est une ancienne famille athosienne. Il me semble que l’un de leur fils ait épousé une femme d’un autre peuple » sourit à son tour Teyla
« Malheureusement, une de nos prêtresses de D’Hara a été enlevée, comme beaucoup de femmes dans cette galaxie. Si vous nous aider à la retrouver, elle pourra vous conduire à celle qui vous a été ravie. »
« J’ai entendu beaucoup d’histoires louchent à propos de D'Hara. Les Runners essayent de la trouver sans succès. On dit que là-bas aucun Wraith ne met les pieds. Il y aurait des dresseuses et une race inconnue. » compléta Ronon
«Aucun Wraiths ? Et Elizabeth ! Alors pourquoi ne pas y aller ? » proposa joyeusement John.
« Malheureusement, des troubles s’y sont produit. Un coup d’état regrettable. Voilà pourquoi des prêtresses ont été enlevées.» raconta Meredith..
« Elizabeth n’est pas une prêtresse et… » commença John.
« On ne devient pas prêtresse D’Harane, on l’est à la naissance et cela quelque soit notre lieu d’origine. » expliqua Ney en montrant la photo que Lorne venait de poser sur la table.
« Dans ce cas nous allons vous aider ! » se leva précipitamment Sheppard. « Où est retenue votre…prêtresse ?! »
« Sur un vaisseau ruche. Elle est sous la surveillance d’une Reine Wraith. Le nouveau maître de D’Hara engage parfois des Wraiths à son service » soupira Meredith.
« En fait, c’est si important une prêtresse , » demanda Rodney, totalement largué.
« Une prêtresse est une femme qui apporte la justice autour d’elle. Sans elle, notre peuple est à la merci des ennemis. »
« Ah je voulais juste savoir comme ça… » commenta McKay, qui pâlissait. « un vaisseau ruche ? »
« Plusieurs en fait, c’est une coalition qui a juré allégeance au tyran de D’Hara. » ajouta Meredith, tremblante.
« Nous n’y arriverons jamais ! » soupira John.
« Si, j’ai une solution…mais elle est difficile. » intervint Teyla.
« Dîtes toujours. » souffla Sheppard, désespéré.
« Ma petite sœur…je ne l’ai plus revu depuis des années. Des dresseuses sont venues l’enlever quand elle était jeune. Si je réussis à la convaincre de m’aider…aucun Wraith ne s’approchera de nous. »
« Votre sœur ! une dresseuse ! Mais vous êtes tombée sur la tête ! On ne demande pas de l’aide à ce genre de femme ! » s’écria Ronon.
« J’aurai essayé !Proposez une solution vous ! » hurla Teyla en sortant hors de la pièce, tellement elle était blessée. Une fois arrivée dans le couloir et persuadée d’être seule, elle s’adossa à un mur et commença à pleurer. C’était une malédiction, aucun membre de sa famille n’était destiné à rester près d’elle. Sa petite sœur était une dresseuse Wraith. Les dresseuses étaient des femmes impitoyables, aussi cruelles que belles. Elles torturaient leur sujet, brisaient leur volonté et les gardaient en vie le temps nécessaire pour obtenir ce qu’elles désiraient. Jusque là, qu’ils fussent Wraiths ou Humains, les sujets des dresseuses n’étaient jamais ressortis vivants d’une telle épreuve. La petite sœur de Teyla avait le même don que cette dernière. Elle avait passé une année entière à communiquer par les rêves, se donnant leur position. A l’heure qu’il était, Teyla savait où se trouvait sa petite sœur, elle n’avait jamais voulu la chercher, de peur d’avoir honte. Mais là, elle se sentait prête, c’était la première étape pour tirer Elizabeth des griffes du Mal et allait le faire. Sa sœur allait se plier, que cela lui plût ou non.
*
John sortit des quartiers de Teyla, et passa devant ceux de Meredith qui étaient gardés par deux soldats allemands. Après les avoir salué, Sheppard se dirigea vers l’infirmerie pour écouter le rapport de Beckett à propos de leur nouvelle invité. Il trouva Carson à son bureau en train de mener un combat sans fin conter la montagne de dossier médicaux qui traînaient et qui n’avaient pas encore été informatisé. Devant un tel bazar, John fut navré de ne pas trouvé la place nécessaire pour pouvoir poser son joli derrière. Beckett but une gorgée de café et l’avala durement en apercevant Sheppard. Il reposa immédiatement la tasse et se redressa, prêt à faire son rapport.
Le Colonel savait que Carson avait lui aussi été très affecté par l’enlèvement de Weir. Il mettait moins d’entrain à soigner ses patient,s il était plus solitaire et plus morose. Cependant John ne perdait espoir, un espoir qui se propageait à vitesse V chez le médecin écossais. Ce dernier sortit une pochette et l’ouvrit :

« Meredith Ney est en parfaite santé. »
« Parfaite ? parfaite ? pas un défaut, un petit virus qui traîne ? » demanda nerveusement Sheppard.
« Bien non. » répondit Carson, étonné.
« Vous savez les femmes qui sont en bonne santé et qui ont rapport avec des prêtresses ça me déprime beaucoup.. » s’expliqua Sheppard, mal à l’aise.
« Je vous rassure…ses résultats n’ont rien à voir avec ceux de Chaya. Ce n’est pas une ancienne Colonel. » le rassura Beckett.
« D’accord, alors je vous laisse le commandement de la cité pour un petit moment. On va retrouver la sœur de Teyla. »
« Ronon n’était pas contre ? » demanda Carson.
« Vous connaissez Ronon. Parfois je me dis que ce gars flippe pour rien, c’est à se demander. » plaisanta le militaire.
« Bonne Chance et veillez sur Teyla, c’est la seule femme qui nous reste maintenant. » déclara Carson avant de retourner et à son et à sa paperasse.
Sheppard fit une petite grimace et répondit par un oui enthousiasmant. Il exécuta ensuite un demi-tour impeccable, tout en se mordant la lèvre et parcourut les couloirs qu’il adorait tant. En fait, ces couloirs étaient plus excitants quand il y avait Elizabeth et qu’il devait la rattraper pour un oui ou pour un non. Elle se retournait alors avec une mine désespérante se demandant ce qu’elle allait faire d’un Colonel aussi borné et collant. John sourit tristement, bientôt, il l’espérait, elle serait de nouveau là à courir dans tous les sens.
McKay trouva le temps de l‘attraper en chemin avec un papier dans la main. Il cria le nom du militaire plusieurs fois, mais ce dernier fit comme s’il ne l’entendait pas. Hélas, ce fut à ce moment que McKay se décida à atteindre un niveau de vitesse maximum. Il s’arrêta à la hauteur de Sheppard, totalement essoufflé. Mais qu’était-ce donc cette feuille qu’il tenait à la main ? Le Colonel se le demandait, curieux de savoir ce que Rodney avait encore farfouillé. Le scientifique se redressa, régulant sa respiration. Il sourit difficilement à Sheppard et tendit le papier :

« Je l’ai trouvé sur le bureau de Weir. »
John prit le papier entre ses mains en lançant un regard lourd de reproche à Rodney qui était allé fouiller partout.. Il fut étonné de ce qu’il y lut :
« Prenons plusieurs traductions :
Je suis une déesse à genou,
Je suis un ange sans ailes..
Non, la première semble être la meilleure...”

Sous ses quelques recherches de traduction sans aucun sens apparent, il y avait un petit signe. Un signe qu’il semblait avoir déjà vu quelque part, mais il ne se souvint plus. Alors, il laissa tomber, trop frustré. Il voulait du concret. Il colla la feuille sur la poitrine du Mckay d’une façon brusque et traça sa route pour se rendre en salle d’armement.

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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Lun 10 Juil - 19:53

Après avoir parcouru quelques mètres, il se retourna vers un Rodney désespéré. Il fronça les sourcils :
« Rodney, laissez tomber tout ça. Préparez-vous pour la mission. »
« Bien, Colonel…. » murmura Rodney.
Mais, le scientifique n’avait pas dit son dernier mot. Il serra le papier contre lui et pria secrètement pour qu’il eût un rapport avec Weir. Rodney connaissait bien Elizabeth, elle était plus proche des scientifiques que des militaires, il connaissait sa politique. Et tout, tout laissait à prévoir qu’elle savait ce qu’il allait lui arriver. C’était pour cela qu’elle avait semé des indices. Et Rodney fut horrifié, alors, de l’intelligence mortelle qu’il trouvait chez Weir.
*
Les soldats allemands s’écartèrent, Rodney put ouvrir la porte tout en regardant sa montre. Il restait une heure avant le départ en mission. Il pénétra dans les quartiers, fit un signe agacé aux militaires qui l’avaient suivi avant de refermer la porte. Meredith assise sur un lit se leva brusquement. McKay lui fit un sourire et elle se calma, la panique qu’on lisait dans ses yeux avait disparu. Le scientifique s’approcha alors délicatement d’elle et s’assit aussi sur le lit. Il respirait un parfum de jasmin et les yeux de Ney se posaient comme deux gros diamant sur lui. Il déglutit, cette femme le déstabilisait mais il se força à continuer, doucement il lui tendit le bout de papier qu’elle prit lentement.
Après quelques secondes à lire et à réfléchir, elle commença à trembler :

« J’avais bien raison, votre amie est une prêtresse D’Harane. Ces mots sont le début du serment que portent ces prêtresses. Je suis une déesse à genou…. »
Elle fit mine de réfléchir un instant….se mordant la lèvre tellement elle avait la solution aux bouts des lèvres. Elle finit par claquer des doigts :
« Je suis une déesse à genou implique la modestie des prêtresses D’Haranes ! C’est leur première vertu ! »
« Meredith, accepteriez-vous de m’aider sur les recherches d’Elizabeth, vous avez l’air de bien connaître ce domaine. » demanda Rodney, plein d’espoir.
« Bien évidemment, je vivais au temple avec elle. Je vous aiderai ! »
Rodney regarda une nouvelle fois la feuille. La Modestie, Elizabeth connaissait bien ce sentiment. Des voix semblèrent alors s’élever, lui intimant de continuer à poursuivre sur cette voix. De nouveau, il tiendra tête à Sheppard, mais cette fois-ci, il ne le regrettera pas. Il tourna la tête vers la grande fenêtre, sur la mer, les rayons du soleil scintillaient…lui traçant un chemin tout fait.
*
John était en salle d’embarcation, Ronon et Teyla attendaient derrière lui, aussi exaspérés que lui. Ils devaient partir dans cinq minutes et McKay n’était toujours pas là. Le Major Lorne entra alors à grand pas. Sheppard fulminait, et voir Lorne n’arrangeait pas son humeur…bien au contraire. Le Major fit un salut impeccable :

« Le Docteur McKay est parti sur le continent avec Meredith, nous n’avons pas pu l’empêcher. »
« Tant pis ! Vous viendrez avec nous ! » s’exclama Sheppard, furieux contre le scientifique.
Un technicien activa la porte des étoiles quand cette dernière fut ouverte, Teyla traversa en premier.


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MessageSujet: Re: Horizons [E]   Lun 10 Juil - 19:54

*
L’athosienne arriva en plein milieu d’une grande place. Elle marcha un instant sur les pavés tout en regardant en haut, le ciel apparaissait. Autour d’elle, des bâtiments, l’architecture était celle d’un couvent et le reste de l’équipe arriva dans cette cour intérieure où avait été placée la Porte Des Etoiles. Les Soldats planqués aux quatre coin de la cour apparurent avec des armes à énergie dans la main. Teyla recula en armant son P-90. Sheppard fit de même suivi de Lorne. Ronon, lui, dégaina son arme et tira sur les quatre gardes ne leur laissant aucune chance. Sheppard le foudroya du regard et ils continuèrent leur route qui était tracée dans le bâtiment.
Quand Teyla atteignit la porte pour entrer dans le temple, elle s’ouvrit. Emmagan fit rapidement trois pas en arrière de même que Ronon qui en fit quatre. John et Lorne gardaient leur arme pointée sur la personne qui venait d’apparaître. Elle était grande, musclée et possédait des cheveux châtains tressés en une longue natte qui lui descendait dans le bas du dos. Elle portait une combinaison de cuir rouge semés de symboles géométriques étranges. Ses yeux noisettes vous fixaient durement et vous donnaient des sueurs froides. Elle fit un sourire sadique à John et leva une main recouverte d’un gant de fer et qui tenait une petite cravache. Lorne fut soufflée par sa beauté et son corps qui paraissait sculpté par les meilleurs artistes. Ses muscles seyaient sous le cuir rouge qui craquait sinistrement à chaque mouvement. Au moment où l’inconnue allait abattre son arme sur John Teyla hurla :

« Meyla ! Arrête ! je t’en prie ! »
La dresseuse fut coupée dans son élan. Elle haussa un sourcil et se pinça la lèvre en reconnaissant Teyla. On ne lut rien dans ses yeux, ni surprise, ni colère, son expression était froide. Elle abaissa son bras et parla d’une voix dure :
« Partez. »
« Meyla ! Je suis ta grande sœur enfin ! » plaida Teyla.
« Une grande sœur que je n’ai jamais connue » ricana la jeune dresseuse.
« J’ai besoin de ton aide. Une prêtresse D’Harane est retenue prisonnière sur un vaisseau ruche. Nous n’y entrerons jamais sans ton… » commença Teyla.
« Déguerpis Teyla. » trancha Meyla.
« Arrêtez ! Je me fous de qui vous êtes ! Vous pouvez botter le cul aux Wraiths alors faîtes-le ! » s’exclama John.
« Je…je… » bredouilla Meyla.
Une hésitation qui vint dès qu’elle fixa John dans les yeux. Ce regard bleu acier, ses petites rides d’expressions…cette voix. Elle ouvrit de grands yeux et recula comme frappée par la foudre. Ronon fut réellement étonné, jamais aucun homme n'avait fait cette effet-là sur une dresseuse. Sheppard la fixait droit dans les yeux, fronçant les sourcils, l'air menaçant. Qu'elle fût la sœur de Teyla ou non ne changerait rien, si elle refusait de les aider pour retrouver Elizabeth, il la tuerait. Teyla ne savait plus quoi faire, troublée elle regardait Sheppard et sa sœur à tour de rôle se défier un instant. Meyla finit par poser un genou à terre et à baisser la tête :
« Maître Sheppard nous guide ! Maître Sheppard nous dispense de son enseignement ! Maître Sheppard nous protège ! A sa lumière nous nous épanouissons. Dans sa bienveillance nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. »
Teyla ne comprenait pas plus que le Colonel ce qui se passait, elle allait le lui demander quand des soldats entrèrent armés et prêts à tuer les étrangers. Ils stoppèrent net en voyant Meyla agenouillée devant John. Ainsi, en chaîne, ils lâchèrent leur arme comme un seul homme et tombèrent à genou en murmurant les même dévotions que la dresseuse. Cette dernière se releva et se tint droite, reprenant son masque impeccable. Elle inclina légèrement la tête :
« Bienvenu à Tamarang, refuge des Dresseuses Wraiths. Nous sommes vos serviteurs Maître Sheppard. »
« Ecoutez, je ne suis pas un maître ! je viens d’une planète nommé Terre, ce que je demande c’est de l’aide ! » s’époumona John, furieux contre cette perte de temps.
« Meyla !Il a raison ! Le Colonel Sheppard n’est pas un dieu ! Nous demandons juste ton aide. » soutint Teyla.
« Avant d’être enlevée notre Prêtresse D’Harane a prophétisé sa venue. Le Tyran sera trahi par son propre sang. Le nouveau Maître de D’Hara s’appelle Drefan Sheppard et il est prêt à tout pour régner. Son armée dépasse l’entendement. Les D’Harans sont une race née avec cette particularité. Ils sont liés les uns aux autres. Les soldats derrière vous son pour la plupart D’Harans, ils ont reconnu le sang de leur maître. » expliqua durement Meyla.
« Et vous, comment m’avez vous reconnu…vous êtes athosienne. » demanda John, perplexe.
« Meyla est ma… » commença Teyla.
« Je suis à moitié D’Harane, Teyla et moi n’avons pas la même mère. » la coupa sa demi-sœur. « Ses yeux bleus, ses rides que des millénaires de combats et de sagesse ont creusé, ses cheveux noirs, cette beauté sombre, je ne peux me tromper sur votre identité. Vous serez le futur Maître de D’Hara, la planète légendaire. » continua-t-elle.
John releva le chef, impressionné et apeuré par cette révélation à laquelle il ne porta finalement aucune attention. Tant que cette femme l’aiderait dans sa quête, il ne la contredirait pas. Meyla fit claquer son arme dans l’air et les dix soldats présents s’éparpillèrent. Enfin l’équipe du Colonel Sheppard put entrer dans la bâtisse. Ils voyaient pour la première fois de l’architecture D’Harane. Leur souffle en fut coupé.


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