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 Génération Atlantis [E]

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Lizzie Weir

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Localisation : Atlantis...dans un bureau....coincée entre John et mon bureau lol
Date d'inscription : 09/06/2006

MessageSujet: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:37

Auteur : Lizzie
Titre : Génération Atlantis.
Genre : Journal, Romance


Personnage : Expédition Atlantis
Disclaimer : Comme d'habitude hein, les personnages sont pas à moi. Mis à part un.

HS, révision de la saison 1 et des saisons à venir.

Synopsis : L'expédition Atlantis mène son petit bout de chemin dans la galaxie Pégase, au menu, monstre mangeurs de vie, amours, danger et action.

Note et avertissement : Cette fic est entièrement centrée sur le couple McWeir et SheWeir qu'on verra apparaître deux pages plus loin, c'est un récit alterné entre plusieurs membres de l'expédition, en particuliers Elizabeth, Rodney & John. L'histoire est complexe est pas vraiment facile à suivre et longue, le meilleur à faire est de lire les suites d'une traite.



Chapitre 2 : Reflets du futur et lueurs du passé…


Docteur Elizabeth Weir, chef de l’expédition, Présent:

Nous avions fait la rencontre d’un peuple, les Geniis que Teyla connaissait. Enfin croyait connaître. Résultats : Un petit malentendu. John et Rodney se sont fait prendre en otage comme on dit. Outre le fait que cela les avait rapproché, et bien cet « attentats » a rendu le peuple Genii ennemi du notre. Pourtant, nous avions le même but. Détruire la seule menace de cette galaxie. J’étais plongée dans mes rapports. J’envoyais de plus en plus d’équipe en mission. Je croulais sous la paperasse. Je voulais un peu d’action. Mais hélas c’était moi le chef de cette expédition , qui pourrait me remplacer ? Cela faisait maintenant 2 mois que nous étions bloqués sur Atlantis. La menace wraith se faisait de plus en plus sentir. On entra dans mon bureau, je relevai la tête. Le major Sheppard se tenait debout, sur le seuil. Je lui fit signe de s’asseoir, il était déjà préparer pour aller en mission. Il venait sans doute prendre mon ultime accord. On se fixa un moment dans les yeux, se fut lui qui céda le premier.
« - Nous partons en mission…
- Je vois ça.
- Bien, je voulais vous dire que…
- Que quoi major ? Vous avez emmené de l’insecticide pour éviter que votre dernière mésaventure ne se reproduise, plaisantai-je.
- J’ai dit qu’on ne parlait plus de cela, répliqua-t-il visiblement offensé.
- Excusez-moi, faîtes attention. Rapport radio dans 5h maximum. Vous êtes rassuré ?
Bien madame. »

Il repartit, si il aurait pu claquer la porte derrière lui, il l’aurait sans doute fait. Il était vraiment désorienté parce que je n’étais pas venu voir le départ de son équipe comme à mon habitude. Ils avaient trop l’habitude d’être chouchouté. A la prochaine absence ils m’enverraient sans doute McKay. Enfin bon, je replongeai dans mes rapports. Une heure après, je décidai de faire une pause. Bates m’invita gentiment au self. J’acceptai. Auprès des scientifiques et de quelques militaires, le sergent n’était pas populaire. Et en tant que diplomate et chef de l’expédition, je devais montrer l’exemple pour qu’aucun désaccords ne vienne gâché l’unité de notre expédition. Il était en train de me conter les aventures de son petit frère, quand Zelenka vint me voir totalement désappointé. Il parlait vite et balbutiait : »Dans la salle des jumpers…..une….bébé….incroyable….totalement…Le dr. Beckett vous appelle….et…. ». Je fronçai les sourcils pour le couper. Je m’excusai auprès de Bates et allait sans plus tarder à la salle où étaient entreposée les Jumpers. Le docteur Carson et une équipe médicale s’y afférait. C’était un Jumper plus grand que les autres. Il y avait une net ressemblance, mais quelque trait du design étaient différents. Je m’approchai, Carson remarqua ma présence et vint me cacher l’intérieur du vaisseau.
« ah Elizabeth, enfin. C’est pour vous dire à quel point c’est invraisemblable. Boyle et Martin, était de garde ici, et tout à coup ce Jumpers est apparu. Et a l’intérieur enfin, entrez. »
J’entrai sur sa demande. Il y avait des affaires, des valises, des caisses portant l’insigne de l’expédition Atlantis. Tout était un peu sans-dessus dessous. Puis soudain un cri. Un tout petit cri qui venait du siège du co-pilote. Un infirmier qui était près de ce dernier s’éloigna pour me laisser voir. Il y avait un paquet de couvertures. Je les défis, doucement, et ce que je vis me laissa sans voix. La tête d’un bébé, bien potelée, qui me souriait et qui gazouillait. Il ne devait pas avoir plus de 8 mois. En me voyait il commença à faire des bulles en articulant des « Ma…Ma…. ». Je mis une main sur ma bouche. Qu’est-ce qu’un bébé venait faire sur Atlantis ? En Jumper et tout seul ! Enfin il semble qu’il n’était pas seul. Il fallait juste déballer les affaires que contenait le vaisseau. Je fis signe à Carson. Il s’approcha timidement.
« Alors ? dit-il d’une petite voix.
- Alors quoi ? demandai-je d’une voix étrangle.
- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Prenez le !
- Pourquoi moi ?
- Vous êtes médecin non ?
- Oui mais pas pédiatre.
- Il n’y a pas de pédiatre sur Atlantis ? remarquai-je en haussant un sourcil.
- Ben non, vous voyez un gosse dans cette cité vous ?
- Oui et juste à côté de nous ! Alors vous allez le prendre et l’emmener à l’infirmerie. Faîtes-lui passer des examens. Et venez me faire un rapport.
- D’accord…murmura Carson, peu sûr de lui »

Sous mon regard curieux il prit maladroitement le paquet de couverture. Le bébé commença à rire. Il pinça le nez de Carson, ce dernier fit la moue. Je souris et levai mon pouce pour lui dire tout est okay. J’activai ensuite ma radio. « Sergent Bates, j’ai besoin de vous… ».

Le sergent arriva rapidement. Je lui fis tout de suite part de la situation :
« Bon prenez deux hommes avec vous et déballez moi tous ça, je veux tous savoir sur l’identité des personnes qui se trouvait à bord. Allez-y doucement. Quand vous aurez terminé vous viendrez me faire un rapport. »
Bates hocha la tête, le message était passé. Il comprit aussi qu’aucun curieux ne devait venir fouiller dans les parages et il sécurisa cette partie de la cité. Je retournai dans ma chambre visiblement toute retournée. Voir ce bébé m’avait fait un choc, j’avais eu un mal au ventre, un pincement au cœur. J’avais l’impression de le connaître alors que je ne l’avais jamais vu auparavant ! Il me faisait penser à quelqu’un de plus….il avait la même bouille que Rodney, à part les yeux. Je chassai toutes ces pensées de ma tête. J’allais prendre une douche. Je sortis et me changeai. J’avais un appel, Sheppard était rentré. Ils avaient du avoir des problèmes sinon ils ne seraient pas revenus aussitôt.

Nous étions en salle de briefing, John m’expliquait qu’ils étaient tombés sur des Wraiths. Quelle surprise !! Cela faisait depuis quelques temps que les Wraith les poursuivaient partout. J’allais lui raconter ce qui s’était passé ici, mais le docteur Beckett me devança suivi de près par Bates. Tous les deux entrèrent dans mon bureau. Carson y allait doucement car il avait le bébé dans les bras mais le sergent était tout essoufflé. Tout le monde ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Que faisait Carson avec un bébé ? Je leur expliquais la situation rapidement. Enfin je pus donner la paroles à Carson.
« C’est une fille et elle possède le gène des Anciens. Elle est en parfaite santé et semble avoir neuf mois.
- C’est tout, dis-je déçue.
- Non, elle s’appelle Sarah.
- Comment le savez-vous ?
- Elle porte un bracelet où ce prénom est inscrit. »

Je souris discrètement, Sarah….c’était toujours le prénom que je voulais donner à ma fille. Je me repris et laissai la parole à Bates.
« Docteur….c’est pas possible….les affaires qui sont sur le jumpers, elles vous appartiennent ainsi qu’aux docteur McKay. Il y a même des photographies de vous deux. Vos vêtements et vos affaires personnelles. Des Carnets, des registres de données. C’est incroyable. «

Rodney et moi échangeâmes le même regard. Je ne comprenais pas plus que lui ce qui se passait. Je me levais rapidement et suivit bates. Rodney m’imita, il s’agissait de lui aussi. Nous entrâmes dans le jumper. Je me penchai sur les affaires déballées avec soin, mes doigts rencontrèrent un cadre…sur ce dernier une photographie de….impossible…j’étais debout, Rodney dans mon dos m’entourait de ses bras. Et…et….mon ventre…c’était affreux, j’étais enceinte. Je passai doucement le bout de mes doigts sur nos visages. McKay vint jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule et ce qu’il vit le fit défaillir. Qu’est-ce que cela voulait dire ?




Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Présent :

Non, je vivais un cauchemar…toutes les affaires qui se trouvait à bord du Jumper m’appartenaient, et elles appartenaient également au Dr. Weir. C’était invraisemblable. Sur certaines photographies nous étions ensemble comme un couple de jeunes mariés. D’ailleurs, nous avions tous deux des alliances ! Je m’épongeai le front, et tins mon cœur. C’était un trop gros choc pour ma petite personne. Et quand je vis Elizabeth enceinte à mes côtés, mon dieu ! Quel véritable cauchemar. Zelenka arriva avec deux ou trois scientifiques. Nous allions décortiquer le vaisseaux, pour savoir quelle fonction il tenait. Avant de commencer notre travail, Elizabeth demanda à quelques militaires de déménager les affaires dans ses appartements. La pauvre était totalement perdue, Carson lui avait refilé la môme. Teyla avait proposé de l’aider.
Enfin le Jumper fut vidé. Il y avait une console au milieu de la cabine des passagers. Nous la démontâmes. Après une heure de travaux rigoureux Zelenka et moi criâmes : « Eurêka ! » Nous nous regardâmes bizarrement. Comme dans un western, à qui allait arriver en premier chez Elizabeth. Je lui montrai du doigt des capteurs : »Oh Regardez, un programme pour enclencher l’hyperespace ! » Il se retourna et allait vers le tableau de bord. Je me retournai et courut vers le bureau du dr. Weir.
Je bousculai tout le monde, comme au football américain. J’ouvris en catastrophe la porte de Lizzy. Cette dernière était assise sur un siège, et portait le bébé. Elle sursauta et me fit un « chuuuuuuut » bien long et appuyé. Le bébé dormait en gazouillant. Je m’assis à côté de Liz et murmurai :
« - Le Jumper est une machine à voyager le temps. Tout a été conçu pour des voyages temporaux. C’est hallucinant. »
Elizabeth hocha doucement la tête pour m’approuver.
« Où en êtes-vous ? » demandai-je.
« Je n’ai pas encore eu le temps de fouiller correctement…les…nos…affaires, j’attends que Sarah s’endorme complètement. »
je jetai un coup d’œil rapide au bébé.
« Elle vous ressemble » lâcha Weir.
« Mais elle a vos yeux » répliquai-je.
Elizabeth sourit, nous savions tous les deux ce que cette histoire voulait dire. Pas besoin de fouiller encore plus pour nous confirmer ce que nous savions déjà. Le problème était que n’y l’un ni l’autre ne voulions nous l’avouer. Ford devenait vraiment insupportable avec ses sarcasmes à la noix. Je n’ai jamais voulu devenir papa, et personne ne m’y aurait contraint…même pas Lizzy. Mais il se trouvait que j’avais surestimé ma propre lucidité. Et quand Liz aura la confirmation, elle me remettra le bébé toutes les cinq minutes. Je soupirai. Weir me refit son « chuuuuuut » . Ma main voulut caresser la tête du bébé, mais je me levai brusquement, et partit.
Quelques heures plus tard j’avais fini mon travail au labo. J’hésitais longuement avant de prendre la direction des appartements de Weir. J’entrai. Le bébé dormait sur le lit de Liz. Je cherchais cette dernière des yeux. Il ne m’apparut que son joli derrière, en effet elle était penché, de dos en train de farfouiller dans les caisses trouvées sur le vaisseaux temporel. Je m’approchai et lui tapotai l’épaule. Elle se retourna brusquement et mit une main sur son cœur en voyant que ce n’était que moi. Elle me prit par le bras et m’invita à m’asseoir sur une des deux chaises qui se trouvaient devant un bureau à côté de lit. Ensuite, elle s’assit à côté de moi. Elle ouvrit l’ordinateur portable et me regarda :
« Nous allons lire notre histoire ensemble ».
Je pris une grande inspiration.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:37

Docteur Elizabeth Weir, chef de l’expédition, Futur


Enfin, nous avions trouvé ! après deux années de recherches nous avions trouvé ce que nous appelions « le Grand Chantier des Anciens ». Alors que tout espoir était perdu, nous menions une guérilla désespérée contre les Wraiths, le Dédale faisait des allers-retours entre Pégase et la Terre, et parfois sillonnait la Galaxie d’Atlantis en tant qu’éclaireur et patrouilleur. Le Dr. Jackson et moi entreprîmes des recherches d’après de récentes données trouvées sur Atlantis. Il y avait une planète où un chantier était mené. Une nouvelle ville devait être construite et pour y arriver les Anciens avaient bâti une sorte d’usine à ZPM. Après deux années de traductions de recherches, d’échecs et de réussites, nous arrivâmes enfin à trouver les coordonnées de la planète Espoir. C’était Ford qui l’avait baptisée. Quand nous avions annoncé la nouvelle aux 300 habitants de la cité d’Atlantis, le colonel Sheppard vint me prendre dans ses bras et me souleva pour me faire tourner. Je rougis…mais je pus entr’apercevoir le regard de jalousie que Rodney lança depuis la console où il travaillait avec Hermiod, l’Asgard. Tout cela se produisit en 2007. Nous lançâmes une mission de reconnaissance sur Espoir. Elle était composée du Colonel Sheppard, de Teyla, de Ronon, du Dr. Beckett, du Major Ford, du Dr. McKay et de….moi !! J’étais très excitée. Le Dr. Jackson était resté sur Atlantis pour me remplacer un petit moment avant de repartir sur Terre avec le Dédale. Je me préparais surexcitée…je n’arrivais pas à choisir le pantalon que je devais mettre le bleu foncé ou le kaki ? Allez Elizabeth ce n’était pas le moment de chipoter ! J’étais la en T-shirt et en petit short, indécise. Le Colonel Sheppard entra dans ma chambre. Je me retournai outrée. Il ne prit même pas la peine de détourner ses yeux. Il sourit ! L’insolent ! Vraiment j’étais furieuse…il semblait rire de ma colère et me dit doucement.
« - j’opterai pour le bleu foncé…il va mieux avec votre teint.
- Merci Colonel, que faîtes-vous dans l’armée ? Je croyais que vous deviez travailler en temps qu’expert beauté.
- Oh mais c’est juste une mission Lizzy…
- Elizabeth !
- Elizabeth, reprit-il avec un petit sourire au coin des lèvres, vous avez vraiment été super ses deux dernières années.
- Merci cela veut dire qu’avant j’étais nulle. Et en plus vous venez me dire ça maintenant, dans ma chambre alors que je suis en train de me changer ! Quel culot ! m’exclamai-je.
- Oh ne le prenez pas mal, voulut-il se rattraper en s’approchant de moi, c’est seulement que… »

Il ne finit pas sa phrase, il rapprocha son visage du mien, me passa un main dans les cheveux et m’embrassa. Je mis une main sur son bras et le serrai aussi fort que je pus pour lui montrai mon désaccord sur cet acte. Il arrêta, se frottant le bras… »Je vous veux Elizabeth. » Je reculai d’un pas, ce n’était pas que le Colonel était moche, mais ce n’était pas mon genre d’homme. Je le prenais juste comme une collègue, un ami. Oh n’importe quelle fille rêverait d’être à ma place, mais pas moi. J’aurais échangé ma place contre celle de n’importe quelle femme à ce moment là. Je continuais de reculer et John continuait d’avancer. Dieu ce qu’il avait des yeux magnifiques. Mais soudainement, on posa une main sur l’épaule de John, on le retourna brusquement et on le frappa au visage. Le Colonel s’effondra à mes pieds, pour laisser apparaître Rodney qui se frottait le poing. John gémit, je mis mes pieds nus l’un sur l’autre en regardant Sheppard se rouler par terre, tachant de sang le dallage. Je levai promptement la tête vers McKay qui m’observait.
« Vous n’avez rien Elizabeth ?
- Non, non ça va…répondis-je, en faisant la moue, en même temps je ne vois pas ce qui aurait pu m’arriver mais bon.
- John vous malmenait.
- Il me disait juste quelques mots gentils. »

Rodney n’eut pas le temps de répliquer. John se releva et lui donna un coup de poing. Ils étaient à présents l’un en face de l’autre. Je venais de me rendre compte du ridicule de la situation. J’étais la à moitié nue, avec mon mini-short en soie et mon T-shirt blanc un peu transparent. Et eux, deux hommes forts et influents de la cité en face de moi à se battre comme deux gamins, dans mes appartements. Ils étaient en train de se rouler par terre. Puis ils se relevèrent, Rodney avait la lèvre en sang et le nez de John devait être casser car il saignait également à volonté. Ils s’empoignèrent de nouveau. Cette fois-ci je m’interposai. J’essayai à grand mal de les séparer. « mais arrêtez !!! ». Je pris John par l’épaule et le forçai à s’éloigner de l’astrophysicien. Je mis en face de John et frappait le torse de Sheppard avec mes petits poings nus, cela ne lui faisait bien évidemment aucun mal. Je criais en même temps « Sortez de ma chambre !! Tout de suite ». Puis dans un élan de frénésie, je me tournai vers Rodney je pris ce que me vint sous la main, ce fut une veste, je lui jetai au visage en hurlant « Sortez vous aussi ! ». Je les poussai vers la porte « dehors !! tous les deux !! » . Mes cheveux étaient en furie, j’avais les joues rougies par mon effort et mes cris ainsi que mes grands gestes furibonds. Ils sortirent devant une foule de spectateurs qui s’était attroupée, ameutée par les cris et le tapage. Je refermai la porte en appuyant violemment sur le boîtier.
Je me rassis sur mon lit. Pourquoi se battre ainsi. Je savais que teyla et John étaient dans une période tendue . Plus d'une fois, l'athosienne avait tenue compagnie à Ronon durant la nuit accusant Sheppard de la délaisser. Leur couple s'était brisé, à mon plus grand regret. Et j'espérais secrètement que leur n'était pour l'instant qu'une braise sous la cendre.
Je me relevai brusquement. Je choisis en hâte le pantalon bleu foncé. Je me dirigeai à pérsent vers la salle d'équipement où j'allais bien évidemment m'équiper. L'infirmerie était sur mon passage. J'entrai. On m'indiqua une chambre où Carson était en train de soigner McKay et Sheppard. Le Dr. Beckett désinfectait la plaie que Rodney portait au visage. Une infirmière s'occupait de John. McKay qui était visiblement contrarié et frustré jeta son "dévolu" sur Carson
"- Doucement Carson ! Rha je vous jure, vous et votre délicatesse !"grogna-t-il.
Cependant beckett garda le silence, il fut pris d'une quinte de toux. Il mit sa main devant sa bouche puis la retira en la regardant discrètement. Il ouvrit grands ses yeux d'effroi. Il fit un petit signe à une infirmière qui vint s'occuper de Rodney. Carson quant à lui alla s'enfermer dans le laboratoire de recherches médicales. Je fronçai les sourcils, quelque chose ne tournait pas clair chez beckett depuis deux, trois mois. J'éluciderai ce mystère à mon retour d'Espoir. John m'aperçut au seuil de la porte. Je lui dis un bref et ferme signe de la tête qui n'échappa guère à Rodney.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:38

J’ouvrais la porte de la salle d’équipement. Miller et Ford se préparaient. Je les regardais un peu gênée. J’ignorais comment m’équiper. Je pris un 9ml et j’essayai de l’accrocher à ma cuisse. Mais il tomba faisant un boucan d’enfer. Aiden et son camarade me regardèrent, avec un sourire caché. Miller vint près de moi- Ford l’avait poussé, et me mit l’arme, serrant bien la ceinture autour de ma cuisse. Je rougis, un peu embarrassée par la situation. Cependant Ford intervint :

« Nous allons sur Espoir Madame. »
« Bien oui Major » lui répondis-je rapidement, c’était une évidence !
« Vous devriez mettre un short. 40° nous attendent de l’autre côté. » me fit-il remarquer.

Je me tapai la main contre le front, j’avais totalement oublié le climat de la planète Espoir. Miller me toisa avec un sourire moqueur. Je retournai rapidement à mes quartiers sous les sarcasmes du sergent :
« Revenez vite pour que je vous accroche votre 9ml. »

Je ne fis guère attention à sa remarque. J’étais pressée, mon dieu ! H-2 avant notre départ. J’étais à la bourre. Je bousculai Teyla sans le vouloir. Elle m’observa. Mes joues se colorèrent je lâchai un rapide et timide : « pardon ». Elle pencha sa tête sur le côté et me sourit. Elle me cherchait, j’en étais sûre, ce regard de satisfaction quand on trouvait quelque chose. Je pris les devants.

« Vous me cherchiez Teyla ? » demandai-je rapidement.
« oui, le major Ford m’a conseillé de porter un short, vu la chaleur que nous allons rencontrer sur Espoir. Je venais vous demander si je pouvais vous en emprunter un » répondit-elle timidement mais sûre d’elle.
« Bien sûr ! Je retournai justement en mettre un sous le conseil du Major. »

Elle fit le reste du chemin avec moi. Je lui demandais vaguement comment ça se passait avec Ronon histoire de faire causette. Sa réponse me surpris.

« John me manque… »

Ce fut tout ce qu’elle me dit sur ses histoires de cœur. J’étais désemparée, Sheppard était vraiment immature ! Malgré les deux années que nous avons passé sur Atlantis il n’avait guère changé ! Bon si, peut-être un peu de muscle par là, plus d’agilité par ci. Mais mentalement c’était toujours le petit major désobéissant et quelque peu prétentieux quand l’occasion se présentait. D’un côté il allait bien avec Rodney. J’ouvris la porte de mes appartements. L’air frais de l’océan me donna la chair de poule. Qui avait laissé le balcon ouvert ? Je dis rapidement à Teyla de m’attendre. J’allais chercher un short moulant noir que je lui tendis. Elle le prit et jeta un coup d’œil par dessus mon épaule en s’exclamant : »Oh regardez des fleurs ! » Je me retournai, en effet sur mon chevet était posé un bouquet de roses colorées. Je m’approchai, méfiante, Teyla me suivit. Il y avait un mot attaché au bouquet. Je le lus rapidement essayant tant bien que mal de le cacher à l’athosienne qui était émerveillée devant la beauté des roses multicolores.

« Pardon. Vous êtes née pour les Etoiles. Je tiens à vous. »

J’écarquillai les yeux, le mot était signé…Colonel J.Sheppard. Je jetai un regard furibond au bouquet que Teyla admirait. Une colère monta en moi. Je ne voulais pas de John, Teyla était charmante et douce. Je comprenais à présent. Ce n’était qu’un simple jeu de jalousie. Et il se permettait de vouloir jouer avec mes sentiments. Il voulait rendre jalouse Teyla comme elle l’avait rendu jaloux en se mettant avec Ronon. Je ne marchais pas. Je déchirai le mot en deux, j’avais des choses bien plus importantes à faire. Je pris furieusement le bouquet de fleur, courus jusqu’au balcon et le jeta dans l’océan de toutes mes forces. Teyla restait sans voix. Elle mit sa main devant sa bouche et balbutia :

« Pour…Pourquoi ? »
« Parce que je hais les roses ! »
« C’était de la part de qui ? » demanda-t-elle innocemment.

Mes yeux se voilèrent de tristesse. Je ne pouvais pas lui dire la vérité. Cela crevait les yeux qu’elle était amoureuse de john. Je décidai de mentir :

« le docteur jackson. »

J’allais m’enfermer dans la salle de bain et me changeai. Quand je sortis, Teyla m’attendait toujours assise sur le lit. Je pris la direction de la porte, mais revins sur mes pas rougissant. Je n’avais que des short de sport courts et serrés ! Je m’en servais juste pour aller en salle d’entraînement ! Teyla avait enfilé le sien. Elle était sexy, mais moi je ne l’étais pas ! Je regardais dans le miroir en pied. « Oui, regarde toi ma fille ! Tu as l’air d’une fille publique !! ». Je ne voulais pas sortir ainsi. Cependant Teyla me poussa dehors. Je vous passe les sifflements qui nous accueillirent. Des sourires aguicheur et j’en loupais ! Toute notre équipe était en salle d’équipement. Miller me remit mon arme malgré moi. Sous le regard outré de Rodney et furieux de john. Ronon lui dévorait Teyla des yeux qui lui rendait de petits sourires timides. Ford s’exclama :

« -Ben c’est mieux ! ».

Je lui jetai un regard qui devait l’envoyer en enfer ! Mieux !Mieux ! Encore un peu plus et ça finissait en tournante. Je voulus me changer mais c’était l’heure de partir.




Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Futur


:J’avais encore mal à la lèvre. John ne m’avait pas loupé mais moi non plus ! Se permettre de telles avances vis-à-vis d’Elizabeth ! Tout simplement inadmissible. Je devais protéger Weir. Je ne pouvais tout de même pas lui accroché une pancarte comme avec mes générateurs à naquadha ! Je m’inquiétais pour Carson également, il était bizarre ces derniers temps. Il avait l’air malade mais en même temps en bonne santé ! Vous y croyez vous ?!
J’étais en salle d’équipement et quelle ne fut pas ma surprise en voyant arriver Elizabeth en mini-short bleu foncé ! Elle avait de ces jambes ! Fines et élancées. Je ne regardais guère Teyla, je trouvais qu’elle faisait piètre concurrence à côtés des merveilleuses jambes blanches d’Elizabeth. Mais ensuite chacun ses goûts. Ma joie fut de courte durée, Miller lui attachait le pistolet à la cuisse, il lui touchait sa peau nue et délicate ! La pauvre, elle rougissait à la va comme je te pousse. Je voulais frapper le sergent et je crus bien que John allait le faire. Il avait un de ces regards, c’était hallucinant, je l’avais jamais vu comme ça pour une femme. A part la fois où Teyla a faillit se marier de force, il y a un an à peu près. Enfin bon, je gardais un œil sur lui comme même.
Le dr. Jackson vint nous faire ses ultimes recommandations enfin surtout à Lizzy. Il ne parlait qu’à elle, on existait guère pour lui. Il faut dire qu’il s’était vite attachée à elle, ils se comprenaient avaient les mêmes centres d’intérêts. Un peu comme moi et carter quoi. Il arriva avec quelques paperasse à la main.

« ah ! Elizabeth.. »

Il s’arrêta en lorgnant les jambes de la diplomate. Il n’y croyait pas, il était vraiment fasciné ce crétin ! John le sortit de sa rêverie.

« faîtes court et vite Jackson ! »

après quelques secondes de fantasme, Daniel reprit ses esprits. Il s’approcha de Lizzy, un peu trop près d’ailleurs. Il se pencha sur elle pour lui montrer certains documents.

« Donc, retenez une dernière fois cette traduction. Vous en aurez besoin. Et puis je crois que la seconde cité des Anciens devait en être à la finition. Mais les Wraith avait fait avorter tous leur projet. Heureusement qu’ils réussirent à protéger ce chantier »

Et bla bla bla…John commençait à perdre patience. Mais le pire était Ronon, il tripotait son arme, là aussi j’avais bien cru qu’il allait la planter dans la tête de Jackson. Le début du long discours de l’archéologue, nous l’entendions depuis deux années. Il durait à peine une heure ou deux. Je n’avais jamais su, je m’endormais toujours à partir du « Les anciens avaient une… » Voyant notre impatience Elizabeth eut le bon sens de mettre fin à l’interminable monologue de Daniel qui n’intéressait qu’elle.

« Merci Daniel et bonne chance pour le commandement de la cité, nous vous contacterons dans 6heures par message radio pour vous faire un premier rapport de l’état des lieux »
« J’aurais tant aimé vous accompagner »
« Vous êtes trop précieux pour le SGC, rappelez-vous l’ordre de vos supérieurs : Interdiction formelle de partir en mission. » répéta Elizabeth pour la énième fois.

Enfin nous pûmes partir. La porte s’activa et nous traversâmes.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:40

Chapitre 3 : Responsabilités du passé.


Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Présent


Je lis cette dernière phrase écrite par moi-même : « Et nous traversâmes. » Je sentis un poids sur mon épaule. Je tournais doucement la tête. Elizabeth venait de s’assoupir sur moi. Je ne voulais pas bouger de peur de la réveiller. Je refermai doucement l’ordinateur portable qui contenait nos journaux respectifs. Je restais pensif. Moi ? Eprouver des sentiments pour Elizabeth ? Dans le futur ? Et ce Grand Chantier ? Toutes ces questions. Je ne savais pas encore que leurs réponses allaient définitivement changer le cours de ma vie. Je regardai doucement ma montre, la nuit était tombée. Le balcon qui était entr’ouvert laissait passer une légère brise froide. J’entendais la respiration de Lizzy et le petit souffle de Sarah qui dormait sur son lit. Mais soudain cette dernière se réveilla en criant. Elle poussa des petits cris, et pleurait. Elizabeth se réveilla en sursaut et en lâchant instinctivement un « Ma fille ! ». Elle alla vers le lit et prit Sarah dans ses bras. La petite ne voulait pas se calmer pour autant. Elle vint me la donner en catastrophe, les yeux brouillée par la fatigue et la voix lointaine consumée par le sommeil : « Occupez vous en 30 seconde, je reviens ». J’essayai tant bien que mal de tenir le petit bébé dans mes bras sans le faire tomber. Ses joues étaient rouges tellement elle s’époumonait à lâcher ses cris stridents. Je distinguais Elizabeth qui fouillait dans les affaires laissées par « nous ». Elle en ressortit fièrement un biberon. Elle vint près de moi et chuchota :
« Calmez-la, je vais voir au self ce que je peux faire ».
Elle partit. Je me levai et berçai tant bien que mal Sarah qui finit par se calmer sur ma poitrine. Je me demandais ce qu’Elizabeth trouverait au self, il était 11h du soir. Mais il y a avait toujours des couche-tard.

Docteur Elizabeth Weir, chef de l’expédition, Présent


Je parcourai les couloirs comme un fantôme. J’avais encore dans la tête les récits écrits sur l’ordinateur. C’était de la pure folie. John me faire des avances ? Je m’étonnai de ma propre inactivité, en tant normal je l’aurai giflé. Je tenais mon biberon à la main, les cheveux décoiffés, les yeux ternes. J’étais fatiguée. Je m’étais exclamée « Ma fille ! » mais naturellement. Pourtant je ne voulais toujours pas accepter que cette enfant était le mien. Hors de question. John était accompagné de Ford et deux autres militaires. Ils m’accostèrent.
« que faîtes-vous là Dr. Weir ? »
« Je vais au self »
« vous avez faim ? »
« Non, je veux faire réchauffer du lait pour Sarah » dis-je simplement en montrant le biberon.
« Bien faîtes attention madame, il y a eu une agression il y a quelques instant » m’informa Ford.
« vraiment ? Qui ? » demandai-je retournée.
« Le psychologue Heightmeyer »répondit John, mal a l’aise et en chargeant son arme.
« D’accord, trouvez l’agresseur Messieurs et enclenchez le couvre feu. » ordonnai-je
« Nous allions justement vous consultez pour cela » opina Miller.
« Bien ! Soyez Prudents »
« Je vous accompagne Dr. Weir, c’est dangereux que vous alliez au self toute seule » remarqua John.

J’eus un frisson. Je hochai la tête pour montrer mon approbation. Il fit des signes aux autres et leur donna les dernières instructions stratégiques. Puis il m’accompagna au self. Je restais loin de lui, je ne voulais absolument pas bousculer le futur. Mais ce que j’avais lu ne m’avait guère rassuré. Nous marchions silencieusement dans les couloirs déserts quand ces derniers s’éteignirent. Nous étions dans le noir. John m’appela :
« Elizabeth ?”
“Je suis là”
Il s’approcha de moi et prit mon bras.
« Il ne faut surtout pas nous séparer »recommanda-t-il d’une voix éteinte.
Il alluma sa radio, sa main entourant toujours mon bras. J’essayai de distinguer quelque chose dans ce noir absolu. Mais non rien, je commençai à avoir peur.
« Miller ? Que se passe-t-il » demanda Sheppard par radio.
- Rien tout est normal de notre côté. »
- Et bien pas du nôtre. Pourquoi la lumière s’est-elle éteinte ?
- Je ne sais pas. Ici vers l’infirmerie tout est okay je vous dis.
- Bien retournez en salle de contrôle et appelez McKay, qu’il règle le problème de là-bas.
- D’accord Major.
- Autre chose. Rassemblez tout le monde en salle d’embarcation et faîtes l’appel. Que personne ne sorte de ce périmètre de sécurité établi tant que nous ne sommes pas revenus.
- Entendu monsieur.
- Fin de la communication. »

John éteignit sa radio. Il fouilla dans son équipement et sortit une lampe torche. Il l’alluma et éclaira le couloir qui paraissait immense et vide devant le petit faisceau lumineux que créait le Major. J’eux des frissons d’angoisse. Sheppard du le sentir sous mon bras car sa prise autour de ce dernier se raffermit. Nous marchions doucement et presque à tâtons. Nous entendîmes un bruit. John se retourna brusquement. Je me pinçai les lèvres. Que se passait-il ? Le bruit recommença. Cette fois ce fut moi qui entoura de mes mais le bras de John. J’étais terrorisée et je ne le cachai pas. Sheppard leva son arme. Il me tendit la lampe torche, je la pris peu sur de moi. Et éclair la source du bruit. Mais il n’y avait rien, audio et visuel avaient disparu. Le son de la radio du Major. Je sursautai l’aveuglant avec la lampe. Il mit ses mains devant les yeux en grognant : »Elizabeth ! Enfin baissez cette lampe. » Je m’exécutai en tremblant. John attrapa sa radio et l’activa. C’était la voix de Miller.
« Teyla Emmagan est absente. »
John lâcha un juron.
« McKay est…. »
J’entendis des cris et des pleurs.
« Enfin faîtes taire ce bébé ! » cria une voix.
« je n’y peux rien… » se défendit une autre voix qui ressemblait étrangement à celle de McKay.
« Bon attendez je vous passe McKay ».
Un bruit derrière nous. John se retourna vivement, et je braquai la lampe sur l’origine du bruit. Toujours rien. Ah si ! Là, une silhouette, furtive qui disparu tout à coup. La radio était toujours enclenchée, nous entendions les voix.
« Carson prenez-là ! »
Sarah redoubla ses pleurs.
« Je veux pas ! » s’exclama Carson.
John lâcha un chapelet de juron.
«allô ? Major »
C’était la voix de Rodney. Le Major prit furieusement la radio.
« Mckay enfin ! Non mais dîtes prenez votre temps ! Nous sommes en danger ici ! » cria-t-il.
« Oui…oui...attendez…voilà…là. Faîtes attention elle est fragile. Donc.. »
Un bruit de fracas se produisit dans notre dos.
« Qu’est ce que c’était » demanda Rodney d’une voix anxieuse.
« Justement dans le noir c’est pas pratique de savoir ! Alors vous les allumez ces lumières ou merde ! »s’écria john.
« Oui mais je peux pas, il semble y’avoir une surcharge sur les générateurs. Vaut mieux éviter de pas trop toucher sinon on risque de faire exploser la partie de la cité où vous vous trouvez » expliqua rapidement McKay.
Nouveau juron de John. Il allait éteindre la radio quand je lui la pris des mains.
« Rodney ? »
« Oui ! Elizabeth ? Vous allez bien ? » demanda Rodney, inquiet.
« Oui mais j’ai peur que dans quelque temps, le major et moi n’allions plus très bien »
« …. »
Silence.
« Major ? Major ? » Miller avait apparemment reprit la radio.
« Oui Miller ! »
« Comme je vous disais Teyla manque dans les rangs. Carson est retourné auprès des blessés à l’infirmerie qui ne pouvaient pas bouger. »
« Qu’indiquent les capteurs ? » demanda John.
« Bien vu que dans votre partie l’énergie ne fonctionne plus on nous indique rien. Mais le reste de la cité semble vide aussi. »
« je vois, nous partons à la recherche de Teyla. » lâcha John, tremblant d’inquiétude.


Il éteignit la radio et poussa un soupir. La lampe que je braquais sur le sol vint éclairez le visage de John, qui était ravagé par l’inquiétude. Il s’approcha et me donna un coup dans la main pour faire dévier la trajectoire de la lampe.
« En route » me dit-il.
Il me distança. J’essayai de le suivre tant bien que mal. Il avait la petite lampe de son arme pour s’éclairer. Et moi j’éclairais son dos pour ne pas le perdre de vue, ce qui semblait impossible vu l’obscurité oppressante qui nous entourait. Je serrai plus fort le biberon que je tenais dans ma main. J’entendis un bruit étouffé derrière moi. Je me retournai. Tremblante. Je laissai le Major continuer son chemin et rebroussai le mien. Je faisais danser la lumière de lampe un peu partout. Jusqu’à ce que le faisceau éclairât le corps de Teyla. Elle était au sol appuyé contre le mur, la tête baissée, les jambes tendue et un peu écartées. Elle était inconsciente. J’accourus vers elle. Son pouls battait normalement.
« Teyla…Teyla ? ».
Mais rien. Des larmes perlèrent à mes yeux. Pourquoi ne répondait-elle pas ? Je la secouai un peu. Mais toujours rien. J’entendis des coups de feu. Je me retournai vivement, ils paraissaient lointain. John ! Je ne savais plus quoi faire. Restez auprès de Teyla où aller voir si Sheppard avait besoin d’aide. Je décidai de rester près de l’athosienne. Je criais : »Major ! Major ! Venez ! Vite ».
Je pleurais désormais. Teyla qui ne voulait pas répondre, John qui devait sûrement être en danger. J’étais seule. J’entendis des pas. Quelqu’un courait dans notre direction. Je me relevai près à défendre Teyla. Je pris la lampe et éclairai le couloir. C’était John. Il avait sans doute entendu des cris. Il n’avait plus son arme et son visage état parcouru d’une coupure récente et qui saignait. Il vit Teyla dans cet état et tomba à genou près d’elle. Il lui caressa doucement le visage et les cheveux.
« Major, elle est vivante...mais vous qu… »
John se retourna vivement et me lança un regard noir.
« Vous auriez pu faire quelque chose pour elle… »
« Non je vous assure, j’étais prête à la défendre mais quand je suis… »
« Taisez-vous ! » hurla-t-il. « Je ne veux plus vous entendre, vus pouvez aller au Diable… »

Je mis ma main devant la bouche. Mes larmes redoublèrent, qu’avais-je fait ? Pourquoi sen prenait-il à moi ? Jamais je n’aurais laissé quelqu’un faire ça à Teyla. Il se leva et m’arracha la lampe des mains. Il éclaira le visage de Teyla et essaya de la réveiller. Je reculai doucement à petits pas. Tout à coup je sentis une pression sur ma hanche. Comme un bras qui m’entourait la taille et pressait fort. Je voulus dire quelque chose mais on me mit un linge sur la bouche et le nez. Je respirai un tranquillisant. Ma main se détendit et lâcha le biberon. Puis le noir.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:42

Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Présent

J’attendais, triste dans la salle d’embarcation. On m’avait remis Sarah dans les bras. Personne ne voulait se charger d’elle. Tout le monde rouspétait contre Miller et sa bande. Il faut dire qu’on nous avait fait sortir de nos quartiers en catastrophe. Il était 2 heures du matin. Le bébé avait réussi à dormir contre moi malgré mon anxiété. Je m’inquiétais vraiment pour Elizabeth et Teyla. John était quelqu’un de fort mais les deux femmes pouvaient être plus désemparées que lui. Depuis la communication radio qui s’était passée il y a peu près quarante-cinq minutes, nous n’avions plus reçus de signe de vie des 3 personnes concernées. Nous ne connaissions même pas l’identité de l’agresseur ou bien des agresseurs rien ne nous dit qu’il était tout seul. Il avait mis Kate en sale état en tout cas. Je n’avais pas le cœur à essayer de voir les problèmes de la cité pour une fois je m’effaçais devant Zelenka et ses compères. Tout à coup nous entendîmes un bruit venant des générateurs. Ils se remettaient en marche. John et les deux femmes ne devraient plus être dans le noir. Si Sarah ne dormait pas contre moi je me serais précipité pour les rejoindre. Personne ne le fit. Interdiction formelle de sortir de la salle d’embarcation tant qu’ils ne sont pas de retour. Nous attendîmes une bonne demi-heure avant de voir la porte de la salle d’embarcation s’ouvrir. Je ne pouvais pas voir. Tout le monde me gâchait la vue mais au fur et à mesure on se poussait en baissant la tête. Et là je vis John portant Teyla, inconsciente. Miller était à mes côtes. Je lui remis Sarah. Il la prit maladroitement mais il la garda sans rechigner. Je courus vers John. Il avait le regard dans le vide. Les yeux mouillés. Elizabeth où était-elle ? Les infirmiers arrivèrent et emmenèrent Teyla dans un brancard. Le reste de l’expédition put regagner ses quartiers pour finir la nuit dans un bon lit. John allait suivre l’équipe médicale mais je lui barrai la route.
« Elizabeth ? Où est-elle ? » demandai-je d’une voix tremblante.
Sheppard me tendit le biberon. Je le pris croyant m’effondrer. Lizzy…John me mit une main sur l’épaule.
« gardez espoir McKay, nous ne savons pas où elle. Ne la prenez pas pour morte ».
Il s’en alla. Je voulus le questionner plus, après tout elle était avec lui ! C’était lui qu’il l’avait accompagnée ! Il n’avait même pas su la protéger ! Il avait préféré Teyla ! C’était dégueulasse. Miller me rendit Sarah. Je retournai dans les appartements de Lizzy. Je couchai la petite sans difficulté et je me remis sur l’ordinateur portable. Peut-être une anecdote concernant ce qui s’était passé aujourd’hui était notée. J’ouvris l’ordinateur.








Chapitre 4 : Espoir, Futur


Docteur Elizabeth Weir, Chef d’Atlantis, Futur


Je ne regrettais finalement pas d’avoir enfilé un short. Dès notre arrivée sur Espoir nous pûmes ressentir la chaleur brûlante de midi. Ford faisait moins le fier désormais. Il crevait de chaud, un peu plus et j’aurais parié qu’il allait se mettre en boxer. Comment décrire le paysage. Il y en avait pas. Quand nous arrivâmes sur Espoir, je parcourus quelques mètres avant que Ronon mît une main sur mon ventre pour me stopper.
« Attention ! Regardez en bas ».
Je suivis son conseil et fut prise de vertiges. En effet si j’avais fait un pas de plus, je serais tombée dans le vide. Ce qui nous entouraient ? que des nuages et le ciel. En bas des nuages aussi et des brumes. On ne pouvait rien distinguer. Seule la partie de la portes des étoiles était claire. Je me tournai vers Rodney. Il pianotait fiévreusement sur ses appareils. Il releva la tête voyant mon regard insistant :
« Oui, Oui Elizabeth. Cette planète est composée à 75% de gaz et d’atmosphère.. »
« Bien et on va le trouver où ce chantier comme ça ? » s’impatienta John.
« Vous pouvez toujours vous faire pousser des ailes » répliqua Rodney.
Teyla Ronon et Ford regardaient le vide en essayant de comprendre comment la porte avait pu arriver là. Il y avait juste 800 mètres entre cette dernière-qui était posée sur une plate-forme, et le vide. Je décidai de passer derrière la porte. Je parcourus 500 mètres seule avant de découvrir deux jumpers stationnés l’un à côtés de l’autre.
« Venez voir ! » criai-je.
Ils accoururent, et furent étonnés de trouver ces vaisseaux si familiers.
« Laissez tomber les ailes »dit pensivement McKay.
Je levai les yeux et poussai un cri de surprise. Teyla en entendant m’imita et poussa le même cri. Eh haut un immense vaisseaux construit par les Anciens auquel était attaché un satellite de défense. J’étais émerveillée. Rodney lui allait s’évanouir, avions-nous vu vaisseau plus gracieuse, plus beau et plus puissant au cours de notre existence. C’était là l’apogée de la technologie ancienne. John montra l’exemple en se dirigeant vers le jumper. Nous montâmes à bord. Je me mis à ses côtés sur le siège du co-pilote pour mieux distinguer ce qui nous entourait. Nous contournâmes le vaisseau des Ancien sous le regard avide de Rodney qui ne voulait qu’une chose, le démonter et le remonter. Nous parcourûmes à peu près 20 kilomètres dans les airs, en voyant les nuages et le ciel. Avant de tomber sur le dit chantier. C’était une cité dans les airs. Elle était posée sur un Rocher flottant qui faisant au moins 15 fois la taille d’Atlantis. Nous pûmes apercevoir de notre position, de la verdure et des bâtiments. Autour de cette cité, trois autres immense vaisseau Anciens étaient stationnés.
« C’est bizarre » dis-je.
« Quoi », fit John.
« On dirait que le temps est arrêté… »murmurai-je.
Sheppard fonça sur la cité. Quand nous fûmes percutés par une vague d’énergie…




Chapitre 5 : Sosie Futuriste au lendemain d’hier.


Elizabeth Weir, chef de l’expédition, Présent

J’ouvris les yeux. Je relevai la tête car j’étais allongée sur le sol. L’endroit où j’étais ne me disait rien. Je m’assis. Quelqu’un entra dans la chambre. Je me recroquevillai, j’avais mal à la tête. I l ou elle ne m’avait pas encore aperçu. Je glissai derrière le lit pour me cacher. J’entendis SA voix.
« Elizabeth où êtes-vous? »
Je tremblais, assis derrière le lit. J’essayai de retenir ma respiration. Les pas de la femme, car la voix était bien féminine, se rapprochèrent. Et je doutais maintenant de l’identité de la personne tellement cela paraissait impossible. J’allais jusqu’au balcon à quatre pattes. Et de là j vis l’océan, mais j’étais complètement à l’autre bout de la cité. J’ouvris grands mes yeux et mis une main sur ma bouche. Une présence derrière moi, je me retournai mais à peine voulus-je entre voir le visage de ma ravisseuse que cette dernière me gifla.
« 9a vous apprendra à me jouer ces tours, Docteur Weir ! »
Je tournai lentement ma tête, tenant ma joue, rouge et douloureuse.
« Non…non.. »murmurai-je.
Debout en me toisant fièrement, Teyla me narguait avec un horrible rictus au visage. Enfin, Teyla, plus toute jeune. Elle devait avoir 10 années de plus, car ses cheveux étaient plus longs et parcourus de quelques cheveux blancs. Mais elle n’en restait pas moins forte et musclée. Je me relevai péniblement. Elle m’empoigna par la gorge.
« Vous allez nous rendre Sarah… »
Je suffoquais et arrivai à prononcer quelques mots.
« Ne touchez pas à ma fille… »
Elle me jeta au loin, ma tête se cogna violemment, je crus un instant que j’allais perdre connaissance. Elle s’approcha de moins, le regard brûlant.
« Je vous croyais une amie fidèle Elizabeth ! »
« je le suis toujours.. » dis-je d’une voix tremblante.
« aujourd’hui peut-être mais demain…vous ignorez tout du futur ! »
« Je sais que Sarah est mon enfant ! »
« En effet ! vous êtes sa mère… »
Je tâtais de mes mains le sol, mes doigts heurtèrent une barre en fer. Je ne savais par quels moyen elle était arrivée ici mais je l’empoignai fermement. Et de toutes mes forces je tapai dans le ventre de Teyla, cette dernière se plia en deux sous la douleur. Je la contournai et sortit de la chambre. J’entendais ses hurlements :
« Vous ne payez rien pour attendre ! Nous voulons ce bébé ! »
je continuai de courir, les larmes balafrant mes joues.






Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Présent

On entra dans la chambre d’Elizabeth, je refermai en hâte l’ordinateur portable. Il était 3h30 du matin. Et l’équipe d’Espoir fût percutés par une vague d’énergie. John vint près de moi.
« dépêchez-vous Rodney nous avons peu de temps, si nous voulons retrouver Elizabeth c’est maintenant ou jamais ».
« Qu’a dit Teyla ». demandai-je frustré.
« Teyla est toujours dans le coma ».
Je ne regrettais pas pour autant mes propos. John me lança un regard noir avant de me mettre un P-90 dans les mains. Il se retourna et regarda le lit d’Elizabeth. Il y vit Sarah. Je l’entendis murmurer
« C’est drôle, j’ai toujours voulu appeler ma fille Sarah… »
Il se ressaisit et me fit un geste pour me dire qu’on partait. Dehors un petit commando nous accueillit. Il était formé de : Ford, Miller, Zelenka et Carson. Les deux derniers avaient encore les yeux gonflés et rouges. Ils avaient dû être tirés de leur sommeil. Sheppard lança un regard à Zelenka, ce dernier ne remarqua rien, alors Miller lui enfonça son coude dans les côtés.
« ah oui, de l’autre côté de la cité nous avons repéré deux points de vie. L’un d’eux à une empreinte bio métrique de Wraith ».
Je n’attendis même pas la fin du discours tchèque. Je fonçai vers le premier télé transporteur que je voyais. Ils me rejoignirent. Zelenka appuya lourdement sur l’endroit de la cité où il avait vu les deux signes de vie. En quelques secondes nous fûmes sur les lieux. John regardait son émetteur.
« Ils sont très éloignés, mais le Wraith à l’air de suivre Lizzy. Venez c’est par là. »
Nous courûmes. Puis nous entendîmes un cri. C’était Elizabeth. Zelenka se cacha derrière Carson qui se cacha derrière Miller. Sheppard regarda son capteurs en fronçant les sourcils.
« Il l’a rattrapée… »
je lui arrachai le capteur des main et courut pour essayer de sauver Lizzy. Je me foutais qu’ils me suivaient ou non, ce qui importait c’était Weir. Je débouchai sur un couloir, au bout Lizzy était à terre en train de se protéger la tête avec son bras. Un wraith de dos levai sa main. Je tirai une fois. Le wraith sursauta et se retourna. Je découvris avec horreur que c’était Teyla…mais en plus vieille. John et les autres me rejoignirent. Sheppard laissa tomber son arme tellement il était surpris.
« ne tirez pas !» cria-t-il.
Teyla s’approchai dangereusement. Je reculai. Mais elle ne fit pas attention à ma personne. Elle vint vers John et le gifla tellement fort qu’il tomba par terre. Miller ne pouvait rien faire, c’était Teyla qui allait lui tirer dessus ? On aurait du emmener Bates. Carson et moi eûmes le même réflexe celui d’aller secourir Elizabeth. Elle était tremblante à Terre, les larmes lui ravageant le visage. Son pull était à moitié déchiré et on pouvait voir des marque de griffures. Je m’accroupis auprès d’elle. Je la serrai dans mes bras. Elle poussai un cri de douleur. Carson me poussa pour le laisser faire son boulot.
« Elle a une ou deux côté cassées et ses plaies sont profondes. »
j’entendis un coup de feu. Je me retournai, Teyla avait tiré sur Miller qui était à terre a présent. John était inconscient au sol et Zelenka terrorisé. L’athosienne courut vers nous. Je braquai mon arme sur elle, mes mains tremblaient. Je n’arrivais pas à tirer. Elle me bouscula et s’enfuit.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:43

Docteur Elizabeth Weir, chef de l'expédition, Présent :

J’étais allongée sur un lit d’infirmerie. La salle où j’étais remplaçait désormais la salle de briefing. J’avais l’impression que pour les membres de l’expédition toute salle où je me trouvais étais une salle de briefing. Bon…mon humour est subtil je vous l’accorde. Bilan médical : J’avais deux côtes cassées, plusieurs hématomes gros comme des poings, et quelques plaies bien profondes. Rien de mieux pour s’endurcir. Le lit à côté de moi faisait reposer Teyla, enfin, la nôtre de Teyla, la Teyla de maintenant qui était toujours dans le coma. Et sur le lit à ma gauche était allongé Miller, qui avait fait une hémorragie. Teyla n’avait pas de blessures physiques, elle était en parfaite santé, mais dans le coma. Bizarre, bizarre. Rodney veillait toujours à mes côtés enfin quand il n’avait pas Sarah dans les pattes ou du travail au laboratoire. Après mon deuxième jour de convalescence, il vint m’apporter le bébé, elle dormait sur ma poitrine. Nous essayions de trouver une réponse à ce mystère.
« Donc apparemment le jumper où se trouvait Sarah ne comportait pas seulement, Rodney et Elizabeth. Sinon d’où aurait ou venir Teyla ? » réfléchit tout haut John.
« Elle voulait le bébé… »dis-je encore une fois en regardant le bout de chou qui dormait contre moi.
« Oui d’accord, mais… »
« Rodney j’ai soif, pouvez-vous m’apporter de l’eau »demandai-je.
« Bien entendu ».
Je ne faisais pas attention à John qui faisait le maximum pour rattraper sa faute. Il m’avait presque insultée, il m’avait traitée comme une moins que rien. Etait-ce là l’amitié dont je lui avais fait part ? Je lui vouais désormais une énorme rancune. Il aurait fallu quelque chose de gros très gros pour que je le pardonnasse. Je n'avais rien dit à personne de l'incident qui s'était passé avant mon enlèvement et agressions. En ma qualité de chef de l'expédition j'aurais pu mettre Sheppard aux arrêts. Mais assez de malheurs pour aujourd'hui, je mettais cela sur le compte de l'émotion, un trop d'émotion alors. Carson s’occupait personnellement de moi, se faisant doux et sévère pour les petits dérapage, comme se mettre debout.
John lâcha un soupir. Il savait pertinemment que je ne lui pardonnerai pas de sitôt et peut-être jamais. J’avais eu un vrai choc en entendant ses paroles, et je continue de croire qu’il les pensait ce jour-là Rodney revint, il observa le silence austère qui régnait entre le major et moi. Enfin austère de mon côté et gêné du côté de ce dernier. Il poussa un peu John qui s’était approché de moi et me tendit le verre d’eau. Délicatement je le pris et bus pour ne pas réveiller Sarah. Pourquoi Teyla la voulait-elle ? et qui était ce « nous » ? Elle n’était donc pas seule sur Atlantis...il fallait trouver les intrus. C’était la théorie qu’était en train d’exposer Bates.
« Voyons Bates, Teyla viens du futur. Elle est sur son terrain, ils ont peut-être tout découvrir sur Atlantis, elle connaît des endroits de la cité que nous ignorions. Peut-être une autre salle de Jumper. « Ils » pourraient très bien trouvé un moyen de s’échapper. Il faut protéger la petite…. »exposai-je.
« Vous n’avez pas tort Elizabeth, nous devons d’abord protéger Sarah »me soutint Rodney.
« Justement, mettons au point une stratégie. Le bébé pourrait servir d’appât » proposa John.
Je lui lançai un regard de haine.
« Nous ne pouvons pas risquer la vie de ce bébé que nous connaissons à peine et qui est innocent »répliqua Bates.
Je l’aurais embrassé.
« Innocent nous n’en savons rien ! C’est pour ce motif qu4elizabeth et Teyla se sont fait agresser ! » dit John en haussant le ton.
« Mais arrêtez ! Elle n’a que 9 mois, qu’est-ce que l’aurais bien pu faire ? Les faits sont là, Teyla n’a aucune lésions graves, aucune séquelles ! Regardez l’état du Dr. Weir ! Elle a failli frôler un traumatisme crânien ! Teyla a de grandes chances de se réveiller dans quelques jours en parfaite santé. Combien de temps Elizabeth devra-t-elle être allongée sur ce lit ?! »s’emporta McKay.
Sheppard se tut. Il baissa la tête. Rodney avait raison au fond. Je caressai machinalement la tête de Sarah qui malgré la dispute des deux hommes continuait son sommeil. Ne vous en faîtes pas pour votre conscience John, je sortirai assez vite de l’infirmerie. Ne vous en faîtes pas pour moi Rodney je sortirai assez vite de l’infirmerie. Enfin…je l’espérais. Sheppard alla au chevet d’Emmagan. Et Rodney put me conter le récit sur la planète Espoir. Je hochai la tête doucement quand il eut terminé. C'était impressionnant. Sarah se réveilla en pleurs. Elle enfouit sa tête dans ma poitrine et arrêta ses petits sanglots.
« Bon ben…je dois retourner au labo. Vous avez besoin d’autre chose Elizabeth. »
« Bien non pas pour l’instant merci ».
Il allait partir mais la petite se retourna et tendit ses bras vers lui en prononçant des « Pa…pa… ». McKay se passa une main derrière la tête un peu gêné. Sarah avait les yeux brillants et mouillés. Rodney tournait la tête de tous les côtés pour apercevoir Carson. Sa nouvelle stratégie était de refiler mamzelle notre bébé futur au médecin écossais. Qui n’en voulait jamais mais qui finissait toujours pas céder. Hélas pas de Carson donc pas de médecin écossais. Il fut obligé de prendre Sarah qui désormais gazouillait et bavant de contentement sur son épaule. Il partit en me lançant un regard désespéré.
Il faisait nuit noire. L’infirmerie était vide. Je n’arrivai pas à trouver le sommeil. Miller était sortit hier. Teyla avait été transférée dans sa chambre vu qu’il ne lui fallait aucun soin médical. Je restais seule dans cet austère endroit. Je tendis ma main et alluma la lampe de chevet. Je sursautai, un visage…d’homme, qui devait avoir la quarantaine. Son regard était ému, il mit un doigt sur sa bouche pour me signaler de me taire. Il passa une main douce et chaude sur mon front et mes cheveux. Je le regardai terrorisée. Ce regard clair et perçant, ses rides imprégnées au coin des yeux.
« John… »murmurai-je.
« Oui Elizabeth, c’est bien moi. Ne t’inquiète pas, je ne te ferai aucun mal ».
Il me tutoyait. Je gardai le silence et tournai ma tête.
« Je ne suis pas seul…Teyla et d’autres personnes sont ici… »
« Comment…. »
« Il y a 1 ans dans un autre endroit de la cité nous avons une autre salle comportant trois jumpers et deux jumpers temporaux. Toi et Rodney aviez pris le premier. Teyla, moi et d’autres avions pris le second pour vous rattraper. »
« D’autres ? »demandai-je angoissée.
John haussa les épaules.
« j’ignore leur identité. Mais ce ne sont pas des tendres. Teyla fait partie des leurs désormais. »
« Pourquoi » soufflai-je.
« Pour le bébé que tu as mis au monde. Ces gens-là en ont après les Anciens. Et le tien en est un. »
« Pardon ? Le mien ,je ne suis pas seule à l’avoir conçu. » m’exclamai-je doucement.
Sheppard lâcha un juron.
« Oui, le père est censé être Rodney. Mais les médecins en doutent, car Rodney n’a pas le gène ATA originel pour que la petite est une si grande faculté génétique au point d’être un Ancien traits pour traits. »
« qui cela pourrait-il être ? »demandai-je pour moi même, m’attendant à ne pas recevoir de réponse.
En effet je n’en eus pas. Sheppard garda le silence. La mine triste, le visage blême. Cela faisait depuis quatre mois que nous étions sur Atlantis…et avec ces histoires j’aurai cru que cela faisait depuis 10 ans. John attrapa une mèche de mes cheveux et joua avec.
« Je te protégerai, toi et Sarah. Je veux que ce soit la dernière chose que je fais avant de retourner en enfer ».
« Mais vous ne pouvez restez ici John ! Si l’autre John s’en apercevra hein ? En venant tous comme des sauvages vous avez déjà modifier le court du temps ! partez, nous avons déjà beaucoup à faire avec les Wraiths. »
« Dans le futur votre problème sera également le problème des Wraiths. Il se passera des choses dont tu n’imagine même pas l’ampleur. Pire que l’apocalypse. Crois-moi, profiter des Wraiths autant que vous le pouvez. Car dans le futur vous prierez pour qu’ils soient plus nombreux et plus féroces »
« Partez John. »
« Je resterai auprès de toi ».
il posa sa tête contre ma poitrine. Il était vraiment fatigué. Je sentais son souffle sur ma peau nue. Je tendis la main et éteignit la lampe.

Le lendemain matin je fus réveiller par un vrai vacarme. Quand j’ouvris les yeux je poussai un cri de surprise. Des militaires entouraient mon lit en pointant de leur arme sur ma poitrine. Je baissai les yeux pour voir que Sheppard du Futur dormait toujours contre moi. Notre John arriva et releva l’homme brusquement et le retourna pour voir son visage. Il le lâcha immédiatement. C’était le face à face entre John et John que je redoutai tant. Rodney arriva aussi avec Sarah dans les bras, cette dernière essayai d’attraper les P-90 des hommes. Il s’approcha de moi en regardant ébahi les deux John. Sheppard du futur vit arriver Sarah dans les bras de Rodney, il se retourna et voulut la prendre dans ses bras. Mais Rodney recula d’un pas l’air de dire « Cours toujours ». Notre John cria :
« Amenez-le en cellule et laissez-moi seul avec lui. Et puis désertez immédiatement les lieux c’est une infirmerie ici ! »
Tout le monde s’exécuta.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:44

Quelques heures après, Rodney arriva avec l’ordinateur portable. Il le posa sur ses genoux et commença à lire.



Chapitre 5 : Une cité…un dormata…



Docteur Rodney McKay, astrophysicien en chef de la base Atlantis , Futur

Ma tête percuta un petit compartiment. Teyla tomba, Ronon essaya de la rattraper. Ford était mort de chaud assit par terre dans un coin sombre du vaisseau. Elizabeth se cogna violemment la tête contre le tableau de bord et John lâcha un instant les commandes. Voilà ce qui arriva quand nous fûmes percutés par la vague d’énergie. Je finis de me frotter la tête et manipulai fiévreusement mes appareils. C’était une vague temporelle…et elle allait être suivi d’au moins trois autres. Ce fut le cas, elle étaient plus violentes. Je n’eus même pas le temps d’avertir les autres. Teyla tomba par terre dans les bras de Ronon qui voulait la protéger. Je m’étais accroché solidement à une barre, Ford était déjà par terre agonisant. John se maintenait du mieux qu’il put. Lizzy, elle, se rencogna la tête plus violemment…elle saignait désormais. A la troisième vague, elle perdit connaissance. Puis tout se calma, Ronon et Teyla étaient à terre, ils ne bougeaient guère attendant une prochaine secousse, Aiden était couvert de sueur mais bien vivant. J'avais quelques coupures. John lui avait le poignet cassé et Elizabeth était toujours inconsciente.
"Mckay remplacez-moi ! » ordonna John.
« Mais pourquoi… »
« Taisez-vous ! Mon poignet gauche est cassé, vous devez piloter à ma place. Je m’occupe du dr. Weir. »me coupa-t-il.
Je me pliai, il n’y avait rien à redire. Tremblant je pris les commandes pendant que Sheppard prenait le pouls de Lizzy. Teyla et Ronon s’étaient relevés. Emmagan s’occupait d’hydrater le pauvre Major Ford, et Dex soignait ses légères blessures. Le Colonel donna lentement de l’eau à Weir, elle se réveilla doucement pendant que je faisais route vers l’immense cité-volante. Teyla qui avait fini avec Aiden, prit une trousse médicale et vint bander la tête d’Elizabeth pour arrêter l’hémorragie. Nous approchions désormais des vaisseaux Anciens. Ces derniers s’éclairèrent. Un passage dans le rocher s’ouvrit et nous pûmes entrer. Je stabilisait le jumper tant bien que mal. Nous réussîmes à descendre. Ronon et John aidaient Elizabeth à marcher pendant que Teyla soutenait Ford. Je marchais devant les yeux rivés sur mon capteur. La cité avait la même structure qu’Atlantis mais en plus grande et avec des jardins et du vide à la place de l’océan. A la seule différence, l'énergie y abondait. Je pris un télé-porteur et nous arrivâmes à la salle de contrôle, immense et lumineuse. Je vérifiais sur la console centrale, tout était en ordre. L’énergie remplissait à bloc les générateurs. Je me tournai vers John et les autres.
« parfait, nous pouvons utiliser un dormata pour soigner Elizabeth, l’énergie est largement suffisante. Cherchons l’infirmerie. »
Ils hochèrent la tête. Nous nous mîmes en marche. Nous traversions les couloirs qui brillaient d’une lumière presque surnaturelle. Les plantes étaient luxuriantes et parcouraient les murs faisant là une décoration bien plus sublime que celle que proposait les maigres végétaux d’Atlantis. Ford reprenait peu à peu ses esprit, Teyla le blâma sur son manque de précaution vis-à-vis de la chaleur, apparemment ce pauvre Aiden s’était permis de prévenir les autres mais était largement à côté de la plaque en venant ici. Enfin le major subissait les remarques de l’athosienne avec un sourire moqueur aux lèvres. Après tout il était vivant ! John et Ronon gardait un silence morbide. Oh oui pour être fâchés, ils l’étaient. Sans doute à cause de Teyla…de toute façon cela ne me regardait pas. A l’approche de Sheppard il était clair que certains appareils se manifestaient plus violemment. Il y a un an, Carson avait découvert que le gène ATA de John était similaire à celui des Anciens à 88% contrairement aux autres porteurs comme lui-même ou O’Neill qui n’était similaires qu’à 63%. Et la thérapie touchait seulement les 55%. Mais bon ça restait quand même du gêne ATA et 1% de ressemblance suffirait à enclencher n’importe quel appareil, mais peut-être pas au même degré de maniement.
Ce qui était bizarre dans cette cité-là était que j’avais l’impression que nous n’étions pas seuls. Bon okay, peut-être de la paranoïa…ou bien j’ai trop regardé X-Files…Quoi parce que je n’étais pas courageux ? Comment ça ? Moi ? Vous rigolez j’espère…Je marchais devant, plongé dans me pensées quand la voix de Ronon retentit derrière moi.
« McKay, il y a des dormata ici »
Je me retournai, toute l’équipe SAUF moi était devant une porte à 10 mètres derrière. Je retournai sur mes pas un peu grognon...ils avaient trouvé une salle de dormata avant moi. Nous entrâmes dans une pièce sombre, qui s’éclaira. Je ne savais pas où on se trouvait, mais il y avait un dormata au centre de la pièce et le plafond était une coupole à travers laquelle on voyait le ciel et les nuages blancs. John me poussa du coude, comme pour me faire comprendre qu’Elizabeth ne tiendrait pas. Il posa cette dernière sur le dormata. Il se tourna vers moi….ah ben ! forcément Môssieur avec ses grands air de héros. Mais il ne savait même pas se servir de ce dormata. La belle-affaire ! La belle jambe que cela lui faisait. Je lui rendis son coup de coude et lui fit un regard qui lui montrait bien que ce n’était pas lui qui était diplômé des hautes universités canadienne en astrophysique. Il fallait en jeter un peu pour garder mon respect et mon autorité. Il céda mais plus comme « bon okay mais dépêchez-vous d’activité cette chose ». J’allais le faire, mais bien pour Lizzy qui se trouvait à l’intérieur dans un état critique. Ronon toussa d’impatience et interrompit notre conversation muette et visuelle. Il toussa une seconde fois pour nous faire comprendre qu’on allait pas passer la nuit dans cette salle à écouter les petits « noiseaux ». Je frôlai la console de commandes. Il me suffit d’une fois et le dormata s’activa brusquement sous mon regard ahuri. CA c’était pas normal. Teyla me jeta un regard en biais. John qui n’avait qu’un petit pois dans la tête crut cela parfaitement normal. Ronon surveillait Ford à cause de je ne sais plus quelle blague que ce dernier avait lâché à l’égard du runner. J’essayai discrètement de re-frôler la console mais rien n’y fit. Le corps d’Elizabeth fut parcouru par des lumières vives, sûrement de l’énergie. Cependant de l’énergie à l’état pur ! cela n’allait pas ! Cela allait la tuer ! J’ouvris le dormata et essayai de la sortir de là. Mais ce fut mon corps qui servit de pôle à l’énergie. Je subis une décharge assez brève et m’évanouis.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:45

Chapitre 6 : Sosies passés, d’hier au lendemain


Docteur Elizabeth Weir, chef de l’expédition, Présent :


Je posai une main sur le dos de l’écran et refermai l’ordinateur. Je voulais garder le suspens. Rodney comprit, il posa l’ordinateur sur le comptoir et me prit doucement la main, il la retira aussitôt.
« Eh bien on dirait que c’est chacun notre tour… »dit-il doucement.
« Oui, mais c’est toujours moi qui trinque au fond ! » m’exclamai-je en riant, ce qui me valut un rictus de douleur qui n’échappa à Mckay.
« Vous devriez éviter de rire… »
« C’est sûr, avec une ou deux côtes cassées, rire ne sera pas mon passe-temps favori. Ah quoique je pourrai approfondir l’expression « mourir de rire »… »lâchai-je ironiquement.
« Enfin, je pense que le dormata vous a soigné au fond…et que moi…. »
« Et que vous, vous mourrez en héros. Vous êtes morts en me sauvant la vie ! De quoi faire pâlir John de jalousie » pouffai-je. Le visage de mon interlocuteur s’illumina et il sourit d’un sourire rare. Que je ne verrai sans doute plus sur son visage.
« Qu’est-ce qu’il a John ? » m’interpella une voix.
Je levai la tête, Sheppard venait d’entrer dans l’infirmerie. Quand on parlait du loup. Il s’assit de l’autre côté du chevet saluant brièvement McKay. Je venais de m’apercevoir qu’il portait Sarah dans les bras. Je le regardai avec de grands yeux qui devaient avoir la forme d’un point d’interrogation pendant que Rodney le regardait plus furax qu’autre chose. John sourit un peu gêné :
« Ah, oui euh…je passai près des appartements du dr. Mckay quand j’entendis les cris de la petite. Et ben…. »
Il regarda le yeux de McKay qui brûlaient de fureur.
« Et je suis venu vous le rendre ! » finit-il précipitamment en me refilant vite fait bien fait le bébé qui eu un hoquet de surprise et qui se calma vite contre ma poitrine en suçant son pouce. Rodney se cala confortablement dans son siège l’air de dire « Valait mieux pour vous ». Moi, je mourrais d’envie d’interroger Sheppard sur son autre lui qui venait du futur !
« il est mort… »me répondit-il.
Mon regard se voilà de tristesse. Mais c’était peut-être mieux ainsi…
« Je voulais l’interroger mais il a eu une sorte de crise cardiaque…et il est tombé sur la table… »déglutit John. C’est vrai que c’était pas trop top de voir son soi futur mourir de façon brutal devant ses yeux.
« Carson et deux légistes s’occupent de l’exam. pour voir les causes du décès. J’aimerais que vous m’en disiez plus su ce qu’il vous a dit hier. »
C’était à mon tour de déglutir. Je regardais à tour de rôle John et Rodney, Rodney et John. Sheppard se transformait en détective, et bien non Sherlock Holmes, je ne vous dirais rien. A quoi cela servirait-il ? Je fis mine d’être fatiguée. En fait j’étais vraiment fatiguée….j’avais envie de dormir. L’appareil qui mesurait ma tension fit un « biiiiiiiiiip » très aigu. John ouvrit grands ses yeux et Rodney sursauta. Beckett qui devait être dans la pièce à côté accourut. Quelle efficacité ! Il prit Sarah, la refila à McKay et dit à tout le monde de « dégager ». Je le regardai. Il me sourit :
« Alors Dr. Weir on veut faire une chute de tension. »
« Vous savez bien que ce n’est pas ma faute ! »
« Où sont vos plateaux repas, de ce matin, de ce midi et d’hier soir ? » demanda-t-il m’attendant au tournant.
« Je n’avais pas très faim et…. »me défendis-je.
« Elizabeth ! C’est inadmissible ! Vous devez manger ! »
Il n’attendit même pas ma réponse. Il défit les boutons de ma chemise et m’ausculta. J’ouvris la bouche à sa demande….c’était un peu rébarbatif. Il calma les appareils. Il voulut me donner un calmant mais je l’arrêtai vivement.
« Non »
« Si Elizabeth. Vous faîtes de l’anémie! Il faut que je vous donner un peu de vitamines. »
« Il n’y en a pas sous forme de cachet ? » demandai-je en regardant la seringue de l’écossais.
« Euh bien non, pour des raisons de durée…les cachets se périment vite. Soyez raisonnable. » dit-il
« Carson, je vous ai dit non ! C’est un ordre de votre supérieur vous m’entendez ? »
« Vous n’êtes pas en état d’exiger quoique se soit ! Si vous ne manger pas je vous mets sous perfusion ! » me menaça-t-il en criant. Je ne l’avais jamais vu dans cet état. Ni les autres d’ailleurs. John et Rodney qui étaient un peu plus loin restaient muets. Seuls Ford qui les avait rejoints se moquait discrètement. Je reportai mon regard sur Beckett. A ce moment les jolis étangs bleu qu’il avait à la place des yeux se transformèrent en torrents de lave. Je fermai les paupières. La tête me tournai…
« Elizabeth répondez…vous êtes toute blanche… »dit Carson en me prenant la main.
Je repris mes esprits. Carson fronça les sourcils.
« Amenez la perfusion. » trancha-t-il.
C’était injuste.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:46

Docteur Rodney McKay, astrophysicien canadien, Présent :

Carson arrêta enfin de s’agiter autour d’Elizabeth qui avait désormais les mains parcourues de fils creux. Beckett était pas du genre à rigoler, maintenant je le savais. Lizzy était sous perfusion. La pauvre…je m’approchai, Sarah bavait dans mon cou. Elizabeth porta un regard bovin sur moi. Comment résister à ces yeux de biche….je soupirai. Elle tendit ses bras et prit la petite. Je déposai un rapide baiser sur le front de cette dernière avant de retourner à mon labo. Quand je sortis de l’infirmerie John m’attrapa par le bras :
« Teyla s’est réveillée. »
« Comment le savez-vous ? »demandai-je.
« Je le sais c’est tout. » répondit-il sèchement.
« Et alors qu’est-ce que j’ai à voir la-dedans ? » répliquai-je agacé.
« Vous allez venir avec moi ».
Je levai les yeux au ciel et le suivis. Quel malheureux ! Décidément il s’en prenait plein le cerveau avec Teyla. Enfin bon, je jouais avec mes doigts tout le long du trajet. Encore ENFIN, nous arrivâmes devant les quartiers de l’athosienne. John ouvrit la porte. Il faisait sombre à l’intérieur, on ne pouvait rien distinguer. Je me cognai le pied contre un objet non identifié et je lâchai un petit cri. John se retourna vivement vers moi, heureusement dans le noir je ne pus voir la tête qu’il faisait sinon j’aurais fait des cauchemars. Pourquoi la lumière ne s’allumait-elle pas ? Nous possédions tous deux le gène ATA pourtant ! Doucement nous nous mîmes de chaque côté du lit de Teyla, cette dernière esquissa un mouvement de la tête. Je n’arrivai pas bien à la voir.
« John…. »
« Je suis là Teyla, comment allez-vous ? »
« J’ai un peu mal à la tête…mon agresseur ne m’a pas loupé. Je crois qu’il m’a administré une dose de sédatif d’après ce que je me rappelle. » murmurait Teyla d’une voix étrange.
« Oui, heureusement vous n’avez pas de séquelles graves. »ajouta John.
« Pas comme Elizabeth » répliquai-je assez durement.
« Elle va bien j’espère ? » s’empressa de demander Emmagan.
« Mouais… »grognai-je entre mes dents.
« Oui mais elle est vivante McKay ! » s’exclama Sheppard visiblement agacé par mon comportement.
« Bien… »
Il s’ensuit un long silence, je doutais à présent. Je me levai et tripotais le boîtier de commande à la porte de la chambre. La lumière revint, on avait coupé une connexion. John se leva brusquement, je revins près de lui et sursautai également. Teyla était vieille, elle devait avoir 10 années de plus, avec quelques rides et des mèches blanches. John lui la reconnut rapidement…l’agresseur. Il sortit son arme et la pointa vers elle.
« John ! Arrêtez ! Que faîtes-vous ? »demanda Teyla effrayée.
« Ne bougez pas ? Où avez vous mis Teyla ? » cria John.
« Mais je SUIS Teyla Emmagan. ».
« Je veux la mienne ! »
« Major ! »
« McKay allez appeler du renfort ! »
Je m’exécutai.
Je revins quelques minutes plus tard avec une dizaines d’hommes, nous emmenèrent Teyla en cellule. Puis nous revînmes dans la chambre pour la fouiller. Par une fouille aléatoire, j’ouvris le placard, une autre Teyla tomba lourdement sur le sol. Sa bouche et ses mains étaient bandées. Je m’empressai de la relever et de la détacher. John vint m’aider. Elle n’avait pas de bleus, rien…cela aussi c’était bizarre. A croire que Teyla était superwoman. Elle se redressa vivement. Et nous regarda d’un regard qui me glaça le sang, mais cet échange visuel ne dura qu’une demi seconde. Ensuite son regard redevint celui de Teyla Emmangan.
« Vous allez bien ?» demanda John pour changer !
« Oui…elle a voulu prendre ma place, elle m’a enfermé ici… »balbutia Teyla.
« Tout va bien maintenant » la rassura Sheppard en la prenant dans ses bras.
Elle lui rendit son étreinte.
« Vous devriez peut-être aller à l’infirmerie pour voir si tout va bien » proposai-je
« Non surtout pas ! »s’exclama-t-elle. »Je veux dire, pas la peine, mon état ne nécessite pas de soins du moins pas comme le Dr. Weir » rajouta-t-elle en esquissant l’ombre d’un rictus cruel. Mais ce fut juste une impression.
« Comment savez-vous pour le dr. Weir ? » demandai-je suspicieux.
« Je vous ai entendu dans la chambre » répondit rapidement Emmagan en suant.
« Rodney lâchez-là ! » m’ordonna John.
Je me levai frustré et partis. Je pris la direction des salles de détentions. Là-bas l’autre Teyla m’attendait. Je la baptiserai désormais Vieille Teyla. Les gardes me laissèrent passer en disant une ou deux blagues sur les scientifiques. Je pris la peine de leur répondre avec dédain et mépris en leur faisant part de mon opinion sur les militaires. Je rentrai dans la cellule. Teyla se leva, elle avait le visage ravagé par les larmes. Elle s’approcha doucement de moi :
« Pourquoi Rodney, pourquoi m’avoir enfermée ? »demanda-t-elle d’une voix blanche..
Je sortis un miroir de ma poche et lui tendis. Elle se regarda et fit tomba la glace qui se brisa en mille morceau. Elle se cacha le visage derrière les mains et se retourna pour se dissimuler à ma vue.
« Vous avez agressé Teyla et Elizabeth » dis-je simplement.
« Non non ! C’est faux ! J’étais dans le coma durant tout ce temps ! Je ne me rappelle de rien. » se défendit-elle.
« Nous avons trouvé notre Teyla dans le placard de ses appartements. Elle était attachée. Elle dit que vous l’avez séquestrée. »
« NON ! Vous m’entendez ! C’est moi qu’on a agressé. »
J’étais troublé. Pourquoi l’agresseur mettrait-il tant de bonne volonté à clamer son innocence. Ce n’était pas normal. J’allais partir quand elle m’interpella.
« Apportez-moi des habits neufs ! J’ai besoin de me changer ceux-là sont sales. »
« Bien ».
Je sortis et décidai d’aller voir Elizabeth en demandant à Bates d’apporter des habits neufs à Teyla. Il obéit avec joie. Pour une fois qu’il pouvait mettre l’athosienne en prison. Je ne savourais pas son sentiment d’euphorie. A l’infirmerie Elizabeth négociait encore avec Carson et cette fois-ci pour sortir ! Je me mis du côté de Beckett. Après cette altercation, je remarquai que Sarah n’étais pas dans les bras de Lizzy. Je fronçai les sourcils au moment où une infirmière me bouscula et déposa la petite sur la poitrine de sa « mère ». J’avais eus une seconde d’effroi pour rien. Elle avait juste besoin d’être changé. Ford arriva avec une sorte de berceau à roulettes, très ingénieux. Je déposai Sarah à l’intérieur et remerciai Aiden qui repartit en levant la main pour dire que ce n’était rien. Je pris l’ordinateur portable et le mis sur les genoux de Weir. Elle l’ouvrit et commença à lire.

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MessageSujet: Re: Génération Atlantis [E]   Jeu 22 Juin - 14:46

Chapitre 7 : Anciens.


Docteur Elizabeth Weir, chef d’Atlantis, Futur

Je me levai la tête lourde, je m’appuyai contre les rebords d’un…dormata ! Je regardai à mes côtés, Teyla et John s’affairaient autour du corps de Rodney. Il était inconscient. Ronon me voyant réveiller, vint vers moi.
« Vous allez bien ? »
Je hochai la tête. J’étais parfaitement en forme. Pourtant la dernière chose dont je me souvins c’était la vague d’énergie. Après plus aucun souvenirs. J’avais du perdre connaissance. J’avais eu une dernière pensée. Ford s’approcha, je lui agrippai vivement le poignet. Je regardai sa montre dernier cri : « 3/06/2007- 12 :00 : 30 – 45° ». Je levai la tête vers lui.
« Ford à quelle heure avons-nous quitté Atlantis ? »
« 12h madame »
« Regardez votre montre. »
Aiden écarquilla les yeux. Il frappa sa montre, ce n’était pas les piles, elle était à batterie solaire. Il me regarda, oui…le temps sur cette planète était figé. Une secousse vint parcourir la cité. Je m’accrochai à Ronon. Les murs tremblèrent, Teyla tomba par terre, John la rattrapa par le bras. Ford s’appuya contre le dormata. Tout redevint normal. Je questionnai Ronon :
« C’était la troisième secousse ? »
« Non la quatrième. »
« Ford regardez votre montre, quelle heure est-il ? »
« 12:01:12 Madame. Elle se remet à fonctionner. »
« Parfait. »
Avec l’aide de Ronon, je descendis un peu sauvagement du dormata. John me regarda un peu soulagé, il esquissa un geste vers moi mais se ravisa. Teyla me laissa de la place. Je m’agenouillai auprès du corps de Rodney. Je lui pris doucement la main et lui caressai le front. Teyla baissa la tête :
« On ne sent plus son pouls… »
Des larmes me vinrent aux yeux. Je sanglotais doucement. Je me penchai plus en avant sur le visage de McKay.
« Vous ne pouvez pas nous laisser tomber, pas maintenant…cela serait injuste. »
Les deux années passées sur Atlantis avec lui défilèrent dans ma tête. Nous ne pouvions pas le perdre. Cela paraissait impossible. John posa une main sur mon épaule. Il avait détourné la tête. Lui aussi pleurait, McKay avait été un de ses meilleurs amis. Ford baissait la tête se recueillant en silence. Teyla enfouit son visage dans la poitrine de Ronon, là elle laissa libre court à sa tristesse. Je reportai mon attention sur Rodney. Il ne respirait plus. Il avait voulu
me sauver. J’aurais du être à sa place. Je posai mon front sur la poitrine du canadien et pleurai encore. C’était dur de perdre des membres de l’expédition, et d’autant plus dur quand on les connaissait et quand on s’était attaché à eux. John et les autres quittèrent la salle, me laissant seule avec McKay. Il me fallait du temps pour admettre la mort de ce dernier. Je le pris dans mes bras et lui mis sa tête contre ma poitrine. O combien j’aurais voulu mourir avec lui pour ne plus avoir à supporter cette douleur. Je séchai mes larmes. Je le reposai doucement à terre. Ronon et John revinrent avec un brancard qu’ils avaient trouvé sur le jumper. Ils transportèrent le corps de McKay. Nous montâmes à bord du Jumper. John faisait route vers la porte en silence. D’ailleurs plus personne ne parlait. J’étais à l’arrière à côté de la civière. Rodney y reposait paisiblement. Je lui caressais la joue comme si cela aurait pu le ramener à la vie. Les moteurs du Jumper s’éteignirent. John jura en brisant le silence. Nous descendions en chute libre. Au moins je rejoindrai Rodney. Mais tout le monde ne partageait pas mon optimisme. Ford vint à côté de Sheppard pour le seconder.
« Nous allons nous écraser ! » cria John.
« Sur quoi ? Rodney a dit qu’il n’y avait que du gaz ! » répliqua Ronon.
« Mais Rodney n’est plus en état de dire quoique se soit ! Protégez-vous. » s’exclama Sheppard.
Il joint le geste à la parole en s’asseyant sous le tableau de bord. Il fut imiter par Aiden. Ronon aida Teyla à se mettre sous une banquette et alla sous l’autre en face. Je ne me protégeai pas, quelle importance. John me hurla quelque chose comme :
« Elizabeth ! Mettez vous à l’abri ! Vous voulez qu’on dénombre un mort de plus ! »
Je me calai dans un coin à l’arrière du vaisseau en me tenant à une barre. La descente se fit sentir. Nous allions vite et la chaleur augmentait. Si aucune fonction du vaisseau ne répondait plus, celle des boucliers également devait être hors service. Cela faisait que la coque risquait de s’enflammer. La barre que je tenais devenait brûlante. Mon visage était en sueur. Nous entendîmes un grand « splash» puis plus rien. Je consentis à ouvrir mes yeux après quelques secondes. Je fus étonnée de voir de l’eau de l’autre côté du « pare-brise ». John sortit de sa cachette, il fut aussi étonné que moi. Nous n’avions que des coupures. Ronon aida Teyla à se relever. Puis ce fut au tour de Ford de contempler le spectacle qui s’offrait à nous. Nous avions plongé dans l’eau. Sheppard regardait le haut par la vitre. Il se retourna vers nous.
« Nous allons sortir et nager jusqu’à la surface… »
A peine avait-il dit cela que je lâchai un petit cri. L’eau commençait lentement à s’infiltrer dans le vaisseau.
« Et Rodney ? » demandai-je d’une petite voix.
John regarda Ford tristement. Je devinais leur pensées. A quoi bon s’enticher d’un mort.
« Hors de question » hurlai-je « Il vient avec nous même si il est mort et même si je dois le porter sur mon dos ».
John me regarda durement avant de dire :
« Ronon vous porterez avec moi la civière, maintenant ne perdons plus de temps. »
Ford chercha une hache dans l’équipement de secours, pendant que Ronon attachait solidement le corps de Rodney sur le brancard. Ensuite Ronon prit un côté et John l’autre. Au signal du Colonel, Aiden brisa la vitre. Teyla vint me prendre la main. Je compris avec horreur qu’elle ne savait pas nager. Il y a un début à tout pour l’apprentissage. Au troisième coup, la vitre se brisa. L’eau s’infiltra. Ford sortit en premier suivit de John et Dex. Puis je pris Teyla et nous sortîmes. Je nageai, et Teyla qui s’adaptait vite imita mes gestes et ceux de Ford. Après 2 minutes d’apnée nous fîmes surface. Nous étions dans un lagon d’une eau bleue et claire. Nous regagnâmes une rive. Là, nous pûmes nous reposer. Je m’approchai du corps de Rodney qui était aussi mouiller que nous. Je le ramènerai sur Atlantis quelque fut le prix à payer. Comme les miennes, ses cendres saupoudreront Atlantis. Nous étions dans un paysage paradisiaque. L’herbe sous nos pieds était verte et douce. Les arbres d’une beauté extraordinaires. Le ciel bleu et les nuages lointains et blancs. John se décida à réagir après 5 minutes :
« Essayons de trouver une porte des Etoiles ou un moyen de retourner "Là-haut". »
Puis il se mit en marche n’attendant aucune réponse. Ronon et Aiden portèrent la civière et le suivirent. Teyla et moi-même fermions la marche. Nous marchions sous des platanes et des tilleuls, le temps était clément et la nature régnait en maître. Ecureuils et oiseaux vivaient leur vie tranquillement. Après une heure de marche dans ce paysage, nous fîmes une pause. Je m’assis contre une arbre. Au-dessus de moi un Rossignol chantait, je le secondait alors :
« Chante Rossignol chante,
toi qui a le cœur gai,
tu as le cœur à rire moi je l’ai a pleuré,
J’ai perdu mon ami,
Sans l’avoir mérité… »
Des larmes me vinrent aux yeux. Teyla se tourna vers moi et mit une main sur mon épaule.
« Vous devez libérer votre cœur, nous regrettons tous le Dr. McKay. Mais à quoi sert de le pleurer ? Vos larmes ne le ressusciteront pas. » me dit-elle gentiment.
« Oui…je sais mais… »
« J’ai perdu beaucoup des miens au court de ces deux dernières années, des personnes de mon peuple que je connaissais bien et qui avaient grandi avec moi. J’ai laissé mon deuil derrière moi. » reprit-elle d’une voix éteinte.
Le rossignol arrêta sa complainte et s’envola. Je me levai. Teyla avait raison. Ford faisait une sieste. Emmagan alla gentiment le réveiller. Il fallait se remettre en route. Ronon nous apporta des fruits, apparemment il était allait plus loin que nous.
« Il y a des sortes de vergers plus loin. Mais l’endroit paraît désert. Pas de traces de vie humaines. »
« Qui aurait pu planté ces vergers alors ? » demanda John.
« Ils ont poussé naturellement » lui répondit assez vivement Dex.
« Ah ben bien… »grogna Sheppard en guise de réplique.
Nous mangeâmes doucement. Le corps de McKay n’avait pas changé, on aurait dit simplement qui dormait. John suivit mon regard.
« Il ne restera pas comme ça bien longtemps…Je lui laisse une semaine avant de présenter les symptômes d’une première décomposition »me dit-il
J’avalai durement mon morceau de fruit.
« Comment savez-vous cela ? »demanda Teyla, comme quoi le colonel ne finirait jamais de l’étonner.
« Expérience de la guerre oblige, sur Terre je suis resté coincé un mois avec un cadavre dans une grotte en Afghanistan. » expliqua-t-il.
Je baissais la tête, forcément, Sheppard était habitué à ce genre de situation mais pas moi. Mon rôle était d’éviter les guerres. Eviter qu’il y eut des morts. Mais depuis ma venue sur Atlantis j’avais plutôt l’impression que je m’occupais du contraire. Je regardai encore une fois ce qui nous entourait. L’idée me vint de prendre les papiers que Daniel m’avait refilés. Mais forcément ils étaient dans mon sac et mon sac était à l’intérieur du jumper. Je soupirai, nous nous remîmes en marche. En chemin j’essayais de leur expliquer ma théorie sur le système de défense de cette planète.
« Les Anciens avaient figé leur chantier dans le temps. De cette manière, la planète où il se trouvait ne pouvait être repéré par aucune technologie. Vu qu’elle était hors de l’espace temps. Mais en arrivant sur Espoir nous avons du inverser le processus, le temps s’est remis en marche… »
« Ce qui veut dire ? » me demanda John.
« Que ce n’est plus q’une question de temps avant que les Wraiths nous retrouvent » répondit Teyla.
« Pire que cela Teyla…nous sommes le dernier rempart entre la Terre et les Wraiths. Mais la Terre est notre dernier rempart entre les Oris et nous. » rajoutai-je.
« Ces gens-là méprisent les Anciens ? » demanda encore une fois John.
« Exactement, s’ils tombent sur Atlantis….et les travaux sur l’élévation. Là ce ne sera plus qu’une ne question de temps avant qu’ils retrouvent les Anciens. » dis-je gravement.
« Là ce n’est plus de notre ressort, je croyais que le SGC s’occupait de ce problème. » grogna John.
« Oui mais le SGC croit aussi que nous nous occupons du problème des Wraiths. Mais si nous échouons et si le SGC échoue. »
« Ne parlez pas de malheur Dr. Weir. » plaisanta Ford.
Sheppard lâcha son juron favori. Et il accéléra le rythme de la marche. Je restais derrière silencieuse. Jusqu’au moment où je me retournai. Là un adolescent me regardait. Doucement j’appelai les autres, qui vinrent à mes côtés. L’adolescent nous sourit :
« Bonjour » dit-il simplement.
Jon m’envoya un bon coup de coude pour me faire rappeler que c’était moi la diplomate.
« Bonjour… »répondis-je.
« Vous êtes morts ? » demanda-t-il.
« Non…non bien sûr » répondis-je en déglutissant.
« Pourtant lui il est mort » dit-il en montrant la civière du doigt.
« Oui mais c’est le seul ».
« Alors, vous autre n’avez rien à faire ici… »
« Vous êtes un Ancien » demanda John de but en blanc.
« Non. Les Anciens sont en haut. » répondit calmement l’adolescent en pointant son doigt vers le haut.
« Alors qui êtes-vous ? » demandai-je curieuse.
« Est-ce si important ? » répliqua-t-il visiblement las de nos questions. Il s’approcha de moi et me caressa la joue. Sheppard s’interposa immédiatement.
« Dites-nous qui vous êtes ! »
« Votre amie est très belle… »répondit-il en me regardant.
« S’il vous plaît, dîtes-nous au moins votre nom. » essayai-je.
« Je m’appelle Gabriel. » réfuta-t-il avec un grand sourire.
« Vous habitez ici ? » demanda Teyla.
« Oui, j’ai créé cet endroit tout seul. C’est le paradis. »
« A quelle race appartenez-vous ?» questionna Ronon à son tour.
« Je ne sais pas, ma race a disparu depuis bien longtemps. Les Anciens m’ont recueilli et m’ont permis de créer cet endroit. Ma race faisait parti de leur Alliance. » dit-il calmement.
« Un Asgard. » lâcha débilement Ford.
« Un Nox non ? » se risqua John.
« Non » répliquai-je effarée. « un furling »

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